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Conférences des grandes écoles : qui sera le prochain président ?

Cécile Peltier
Publié le
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Anne-Lucie Wack (Montpellier Supagro) ©Montpellier Supagro / Loïck Roche (GEM)
Anne-Lucie Wack (Montpellier Supagro) ©Montpellier Supagro / Loïck Roche (GEM) // ©  GEM

Le président sortant, Philippe Jamet, a fait savoir mardi 26 mai 2015, qu’il ne se représenterait pas à la tête de la CGE, dont les élections sont prévues le 9 juin. Alors qu’il propose Anne-Lucie Wack, la directrice de SupAgro Montpellier, pour lui succéder, Loïck Roche, directeur de GEM et président du Chapître des écoles de management, se présente comme le candidat d’un “changement de braquet”.

Qui remplacera Philippe Jamet à la présidence de la CGE (Conférence des grandes écoles) ? La question est sur toutes les lèvres, tandis qu’après deux ans de mandat, le directeur général de l’Institut Mines Télécom a fait part, mardi 26 mai 2015, de sa décision de ne pas briguer de second mandat lors des élections du 9 juin 2015. Les 215 membres de la CGE réunis en assemblée générale désigneront alors leurs administrateurs, dont 16 sièges sur 27 seront renouvelés. Ces derniers éliront dans la foulée un président et un bureau issus du conseil d’administration.

Philippe Jamet propose Anne-Lucie Wack, la directrice de SupaAgro Montpellier, pour lui succéder. “Il ne s’agit pas d’une démarche de continuité, il s’agit selon moi de la meilleure candidate à tous égards”, confie-t-il à EducPros. Confirmant sa candidature, Anne-Lucie Wack refuse de faire davantage de commentaires.

Mais une seconde candidature émerge en la personne de Loïck Roche. Le directeur de GEM (Grenoble École de management), qui s'était déclaré fin mars, sur son blog, candidat à un poste de VP si Philippe Jamet se représentait, est décidé à concourir pour la présidence si personne d’autre ne soutient sa ligne plus offensive.

"Un changement de braquet"

Partisan d’un “changement de braquet”, il appelle à se mobiliser d’urgence contre les “mauvais coups” portés contre les grandes écoles : réforme des stages, réforme de la taxe d’apprentissage, année de césure, fonds de roulement… “À côté des éléments de défense”, il appelle à poser “des éléments de conquête”.

“Nous disposons d’un outil performant, garant de l’intégrité de nos établissements mais aussi de la ‘paisibilité’ de nos échanges, discussions, négociations avec nos différentes parties prenantes. Cet outil, c’est le droit. Saisir le Conseil d’État [comme pour le diplôme national de master], saisir la Cour européenne, c’est redevenir actif de notre avenir, c’est donner aux directeurs(trices) des grandes écoles et à leurs équipes les moyens, demain, de décider de leur destin”, explique-t-il à EducPros. “Je pense qu’il faudrait commencer par mettre les 215 écoles membres autour de la table et identifier les 10 points sur lesquels il faut travailler en priorité. Porter nos efforts au service premier des écoles plus petites, c'est travailler pour l'ensemble des grandes écoles”, ajoute-t-il.

Reste à savoir si cette ligne convaincra ses pairs….“Beaucoup de membres de la Conférence partagent mon constat et beaucoup sont très contents que je prenne position. Maintenant, rien n'assure qu'elle emporte les suffrages des administrateurs en charge notamment d’élire le président. La perception de l'urgence n'est pas nécessairement la même pour tous...” 

Les candidats aux 16 postes d'administrateurs
Le conseil d’administration choisira le nouveau président parmi les membres du collège “écoles” de la Conférence. Huit des 18 sièges de ce collège sont à pourvoir. Les candidats : Hervé Biausser (Centrale Supélec), Jean-­Michel Blanquer (Essec), Lorenzo Diez (École d’architecture Nancy), M’hamed Drissi (Insa Rennes), Olivier Lesbre (ISAE), Yves Poilane (Télécom ParisTech), et bien sûr Loïck Roche (GEM) et Anne-­Lucie Wack (Montpellier SupAgro).

Jean Bastinanelli (APLCPGE), Sylvie Bonnet (UPS) et Pierre-­Louis Dubois (Fnege) briguent, quant à eux, trois des quatre postes vacants du collège “organismes”.

Le premier vice-président sera, lui, élu parmi les membres du collège “entreprises”, dont la totalité des postes va être renouvelée. Florence Cordier (EDFM), René Rozot (Engie), Anne-­Laure Despeaux (LVMH), Sylvie Lhommet (Maif) et Christine Petit (Orange) se sont portés candidats.
- Lire la biographie de Philippe Jamet
- Lire la biographie de Anne-Lucie Wack
- Lire la biographie de Loïck Roche

Cécile Peltier | Publié le

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