Refondation de l'école : François Hollande clôt une concertation qui doit se poursuivre


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Lors de la présentation officielle du rapport sur la refondation de l’école en Sorbonne le 9 octobre 2012, le président de la République François Hollande a décliné les changements à prévoir dès la rentrée 2013 et les chantiers à plus long terme. 



La boucle est bouclée. Quoique... Si la concertation pour la refondation de l’école a bien été close par le président de la République dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne où elle avait démarrée le 5 juillet 2012, le temps de la concertation ne semble pas terminé pour autant.

Devant quelques 500 participants aux travaux de la concertation et un grand nombre de ministres, François Hollande est venu présenter une feuille de route à deux voire trois vitesses pour son ministre de l’Education. Le chef de l'Etat a distingué ce qui changera ou devra être engagé dès la rentrée 2013 des chantiers réclamant plus de temps et pour lesquels le travail de concertation n'est pas achevé.

Ce qui va changer à la rentrée 2013

François Hollande a confirmé le rétablissement de la formation des enseignants pour la rentrée 2013. A cette date, les Espé (Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation) devront être en mesure de proposer une formation mêlant savoir disciplinaire et savoir-faire.

La priorité au primaire a également été réaffirmée. L’accent sera mis dès la rentrée sur la scolarisation des moins de trois ans dans les territoire les plus en difficulté, où il est également prévu d’affecter « plus de maitres que de classes ».

Les chantiers qui doivent être engagés dès la rentrée 2013

Le chef de l’Etat envisage de remplacer la labellisation des établissements étiquetés ZEP, RAR ou ECLAIR, par une aide personnalisée aux établissements « en fonction de leur spécificités territoriales, scolaires et sociales ».

Autres chantiers figurant également sur la liste de ceux que le ministre de l'Education doit lancer sans plus attendre : le service public territorialisé de l’orientation, « l’ambition numérique » pour développer une e-education et la mise en place d’ « instances légitimes pour réfléchir les programmes et pour évaluer notre école ».

Ce qui devra attendre...

Définis par François Hollande comme des chantiers réclamant plus de temps, la réflexion sur le métier d’enseignant, la réforme du lycée, la liaison entre l’école et le collège ou encore l'organisation de la journée et de l'année scolaire (durée des journées de classe et calendrier scolaire annuel) devront attendre avant de faire l’objet de mesures concrètes. Sur ce dernier point, le président de la République a annoncé que l'Etat devait associer les collectivités territoriales, dans le cadre des projets éducatifs territoriaux.

Vincent Peillon doit désormais faire cohabiter le temps de la décision et celui de la concertation. Ce jeudi 11 octobre, le ministre de l’Education nationale présidera une séance extraordinaire du Conseil supérieur de l’éducation. Il devra ensuite s’atteler à la préparation du projet de loi de programmation et d’orientation. Cette loi doit être présentée au conseil des ministres avant la fin de l’année mais son principal objectif est d'inscrire la refondation de l’école dans le temps. Rue des écoles, après le discours du président de la République, les plus impatients trépignaient déjà.

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