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Saclay : les déménagements des écoles parisiennes s'organisent

Morgane Taquet
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Le futur bâtiment de l'Institut Mines-Télécom à Saclay
Le futur bâtiment de l'Institut Mines-Télécom à Saclay // ©  Grafton Architects

Près d'un an après la création officielle de l'Université Paris-Saclay, Télécom ParisTech et AgroParisTech qui prévoient de s'installer sur le plateau achèvent de boucler leurs montages financiers.

Alors que le cluster Paris-Saclay sort progressivement de terre, les écoles parisiennes avancent elles aussi sur le montage financier qui leur permettra de déménager sur le plateau. L'Ensta ParisTech, dont les locaux ont été repris par le ministère de la Défense, a inauguré, à l'été 2012, la série des déménagements. L'Ensae ParisTech, dont les bâtiments ont également été repris par l'État, doit faire sa première rentrée en 2016 sur le plateau.

Parmi les écoles parisiennes, la direction générale de l'Institut Mines-Télécom, Télécom ParisTech, une partie des activités de Télécom SudParis ainsi qu'AgroParisTech doivent également s'y installer. Si des incertitudes quand à la valeur réelle des cessions subsistent, la vente des bâtiments semble en bonne voie.

INSTITUT MINES-TÉLÉCOM : UN MONTAGE MIXTE

Du côté de Télécom ParisTech et de l'Institut Mines-Télécom, qui ont décidé de déménager dès 2009, les choses avancent bien. La mairie de Paris est candidate au rachat des locaux de la rue Barrault. La cession des bâtiments, dont une partie est occupée par l'IMT (Institut Mines-Télécom), a été évaluée à 102 millions d'euros par France Domaine, soit 70% du coût total du déménagement. 

"Une partie des locaux parisiens sera utilisée pour y créer des logements étudiants ainsi que des logements sociaux d'accession à la propriété. L'autre partie devrait être cédée à un établissement de recherche qui souhaite s'implanter dans la capitale", explique le directeur de Télécom ParisTech, Yves Poilane. "Le protocole de vente – qui équivaut à une promesse de vente – est en cours de rédaction et devrait aboutir d'ici la fin de l'année", précise-t-il.

À l'origine, explique le directeur, "la mairie avait intégré dans le plan local d'urbanisme la nécessité pour les locaux d'être partiellement utilisés pour des activités d'enseignement et/ou de recherche. Ce qui réduisait considérablement le champ des acquéreurs. Toutefois, grâce à l'intérêt manifesté par un établissement de recherche pour une partie de nos locaux, l'opération pourra être bouclée en respectant cette spécificité du PLU". Le déménagement, initialement prévu en 2018, devrait donc avoir lieu en 2019.

AgroParisTech : un processus plus long

Du côté d'AgroParisTech, le processus de vente concernant les quatre sites franciliens (rue Claude-Bernard, avenue du Maine, Grignon et Massy) semble plus long. "Cela prend plus de temps car la décision du conseil d'administration est intervenue plus tard, mais il n'y a pas de blocage particulier concernant AgroParisTech", explique-t-on à la Ville de Paris. Le déménagement avait été voté de justesse par le conseil d'administration de l'établissement en mars 2015.

Concernant la vente des locaux, "le montage financier est stabilisé et l'instruction du projet est en cours", assure le directeur d'AgroParisTech, Gilles Trystram. La valeur des bâtiments est estimée par France Domaine à 74 millions d'euros. Si le directeur ne confirme pas ce chiffre, il estime que la vente des bâtiments pourra couvrir un tiers du coût de la construction des prochains locaux d'AgroParisTech.

Prévu pour 2019, le déménagement devrait donc finalement intervenir en 2020. Mais, précise le directeur, "le retard n'est pas lié aux cessions, mais au mécanisme de dialogue compétitif entre plusieurs groupements candidats pour la construction et dont l'élaboration nécessite du temps".

"Toutes les solutions sont sur la table, explique-t-on à la mairie. Un plan mixte, comme à Télécom, ou un acteur de l'enseignement supérieur qui souhaiterait acquérir l'intégralité des locaux. À ce stade, nous n'en savons rien, mais nous travaillons activement car nous devons aller vite."

Du côté des écoles franciliennes
En dehors de Paris, CentraleSupélec, le grand établissement créé par l'École centrale Paris et Supélec, ouvrira ses portes à Saclay en septembre 2017, tandis que l'ENS Cachan rejoindra, elle, le quartier du Moulon en 2018.
Feu vert pour l'UFR de pharmacie d'Orsay
Du côté de l'université Paris-Sud, la faculté de pharmacie, certains laboratoires de biologie et de chimie ainsi que des salles de cours doivent également déménager sur le plateau. La valeur des bâtiments avait été estimée à 24 millions d'euros par France Domaine.

Concernant la vente des locaux, Jacques Bittoun, président de l'université, indique que l'État a donné son feu vert pour que le déménagement se fasse, évoquant des négociations pour un rachat par la mairie de Châtenay-Malabry. "De notre côté, les discussions avec le CGI (Commissariat général à l'investissement) ont abouti depuis six à huit mois. Il a fallu ensuite que les enseignants définissent les mètres carrés dont ils avaient besoin. Cela a généré de nombreux allers et retours. Le travail d'optimisation a pris environ une année", explique le président, qui précise que le déménagement à Saclay n'interviendra donc non pas en 2019, mais en 2021.

Morgane Taquet | Publié le

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