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Saclay : les universités satisfaites, mais sur leurs gardes

Camille Stromboni
Publié le - Mis à jour le
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L'entrée du campus d'Orsay de l'université Paris-Sud © S.Blitman mars 2013
"Nous avons pu éviter le revirement que Polytechnique a tenté d’imposer. À cette étape, nous sommes satisfaits", déclare Jacques Bittoun, président de l’université Paris-Sud. // © S.Blitman Campus Orsay

Après les turbulences du mois de décembre, les membres de l'Université Paris-Saclay se sont représentés ensemble à la compétition des Idex, le 22 décembre 2015. Avec un accord qui satisfait les universités du pôle francilien, Paris-Sud et Versailles, qui restent toutefois vigilantes.

Jacques Bittoun, président de l'université Paris-Sud

Pour les universités membres de Saclay, le dossier d’Idex (Initiative d'excellence) déposé par le regroupement, le 22 décembre 2015, va dans le bon sens. "Cet accord à 18 correspond tout à fait à la trajectoire que nous avons tracée ensemble depuis 2012, vers une université de recherche intensive intégrée. Nous avons pu éviter le revirement que Polytechnique a tenté d’imposer. À cette étape, nous sommes satisfaits", réagit Jacques Bittoun, président de l’université Paris-Sud.

"Même si rien n’est jamais gagné, reconnaît l’universitaire. Étant donné les déclarations de plusieurs établissements membres ces dernières semaines, il y a deux possibilités. Soit il s’agit d’un véritable ralliement, c’est-à-dire que ces écoles ont changé de point de vue, et tant mieux. Soit c’est un ‘faux’ ralliement, et le risque est de faire exploser le projet d’Idex. Quoi qu’il en soit désormais, le cadre est clair."

Ce qui est important, c’est la volonté de l’État. L’Élysée et le Premier ministre ont décidé de soutenir le projet dans ce sens (J.-L. Vayssière)

L'État a tranché au plus haut niveau

Jean-Luc Vayssière - Université Versailles-Saint-Quentin - Nov.2013

Pour Jean-Luc Vayssière, à la tête de l’université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, l’assurance apportée au plus haut niveau de l’État constitue une garantie notable.

"Ce qui est important, c’est la volonté de l’État. L’Élysée et le Premier ministre ont décidé de soutenir le projet dans ce sens. Si tout n'est pas réglé, bien sûr, nous repartons en tout cas, avec ce document, dans une logique partenariale et collaborative entre écoles et universités. Il nous reste désormais à inventer un modèle qui convienne à tous, au regard de la complexité du site et avec l’aide de l’État".

Pas de "pôle d'excellence" concurrent

Quant à la demande d'Emmanuel Macron, formulée le 15 décembre 2015 à Polytechnique, appelant les écoles placées sous sa tutelle à lui rendre un "schéma de pôle d'excellence" en mars 2016, elle n'est pas inscrite dans le dossier d'Idex. Elle demeure totalement inenvisageable pour les deux présidents. "Si des écoles veulent former un pôle d’excellence à part, elles sortent de l’Idex, pointe Jacques Bittoun. Chacun fait ce qu’il veut, mais là, nous travaillons à une marque commune : Saclay."


Camille Stromboni | Publié le - Mis à jour le

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