Newsletter

Sélection en master : une loi annoncée pour novembre 2016

Aurore Abdoul-Maninroudine
Publié le
Envoyer cet article à un ami
Najat Vallaud-Belkacem plaide en faveur d'une loi réglementant l'entrée en master, applicable dès la rentrée 2017.
Najat Vallaud-Belkacem plaide en faveur d'une loi réglementant l'entrée en master, applicable à la rentrée 2017. // ©  Hamilton / R.E.A
Il y aura donc une loi sur la sélection en master d’ici la fin du quinquennat. C’est ce que souhaite Najat Vallaud-Belkacem, qui a indiqué aux "Échos" le calendrier envisagé : un lancement de la procédure législative en novembre 2016 pour une application à la rentrée 2017.

Avec le départ de la CPU (Conférence des présidents d'université) des négociations avant l'été, la concertation sur la sélection en master lancée en mai dernier peut-elle encore aboutir ? Oui, assure la ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, dans une interview aux "Échos", publiée dimanche 11 septembre 2016.

"Les conditions me semblent aujourd'hui réunies pour trouver un équilibre sur un dossier qui a toujours été présenté comme épineux", déclare Najat Vallaud-Belkacem, qui souhaite ainsi mettre fin à l'imbroglio juridique autour de la sélection en master.

UNE RéFORME APPLIQUéE À LA RENTRéE 2017

"L'idée est de finaliser une proposition courant octobre avec les différents acteurs, afin qu'elle puisse être soumise à la communauté universitaire et, ensuite, si l'on trouve l'accord que je souhaite, qu'on puisse enclencher en novembre le processus juridique – avec une loi et un décret – pour que la réforme soit mise en œuvre à la rentrée 2017", précise la ministre.

Pour aboutir à un compromis, Najat Vallaud-Belkacem entend concilier les deux principes suivants, déjà détaillés lors de son discours devant la CPU le 31 août dernier : "D'abord, les universités doivent pouvoir recruter à l'entrée du master, et non pas en milieu de master [...]. Et, en même temps, tout titulaire de licence doit se voir proposer une poursuite d'études en master s'il le souhaite."

pas d'"ADMISSION POSTLICENCE"

Les discussions doivent se poursuivre sur les critères d'affectation des étudiants en master. À cet égard, Najat Vallaud-Belkacem détaille l'utilisation qui pourrait être faite d'une plate-forme Internet rassemblant l'ensemble des masters : "Ce ne sera pas un système qui aurait vocation à gérer les vœux des étudiants et les affectations comme APB peut le faire aujourd'hui. [...] Mais ce sera un système dans lequel on trouvera l'information qui manque à beaucoup d'étudiants."

Quant à l'autonomie des universités dans la définition des critères de recrutement, elle devra être conciliée avec le rôle de régulateur de l'État : "Il faut que ces critères soient objectifs, transparents, fondés sur la motivation, le niveau pédagogique et le projet de l'étudiant. Je peux comprendre que les responsables de masters aient besoin de s'organiser. Mais l'État doit aussi être garant de la pertinence et de l'équité de ces règles."


Aurore Abdoul-Maninroudine | Publié le

Vos commentaires (1)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires
Jean Michel.

L’affirmation de Mme la Ministre comme quoi « tout titulaire de licence doit se voir proposer une poursuite d'études en master s'il le souhaite » est totalement inacceptable. Elle pourrait être entendue si son corolaire était envisageable, à savoir que « tout étudiant diplômé doit pouvoir trouver un emploi en accord avec sa formation » ce qui est loin d’être vrai. Arrêtons la démagogie. Deux raisons majeures président à la sélection en Master : 1) les étudiants doivent avoir acquis les connaissances et compétences requises ainsi que la motivation nécessaire, ce qu’une Licence obtenue avec un petit 10/20 ne garantie pas du tout ; et 2) le marché du travail qui ne peut pas et ne pourra pas absorber un nombre de diplômés trop important, on se doit en effet de garantir une insertion professionnelle en adéquation avec la formation dispensée (ce qui n’est déjà pas toujours le cas actuellement). Personne ne critique les limitations d’effectif en école d’ingénieur ; pourquoi en serait-il autrement avec les masters qui sont également des formations à bac+5 ?