Sondage exclusif : étudiants et recruteurs jugent les filières de lettres, langues, sciences humaines et sociales


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Pas moins de 81 % des recruteurs et 87 % des étudiants ont le sentiment qu’il est plutôt difficile, voire très difficile, de trouver un emploi dans une entreprise du secteur privé en étant issus d’une formation en lettres, langues ou sciences humaines et sociales (LLSHS). Tel est l’un des résultats du sondage (1) réalisé à l’occasion du colloque consacré à l’insertion des étudiants en sciences humaines et organisé le 18 février 2010 par le ministère de l’enseignement supérieur en partenariat avec L’Etudiant.

Cette étude montre, par ailleurs, que les formations jugées par les recruteurs et les étudiants les plus adaptées au monde de l’entreprise sont les sciences économiques et gestion (respectivement 78 % et 57 %), le droit (61% et 45 %) et les langues (48 % et 42 %). Seuls 4 % des recruteurs et 9 % des étudiants en disent autant pour les formations d’histoire. Les lettres (11 % et 15 %) ou encore la sociologie (16 % et 17 %) sont légèrement mieux perçues, loin devant la philosophie (6 % et 6 %).

Toutes spécialités confondues, les recruteurs interrogés reprochent surtout à ces filières d’être déconnectées du monde de l’entreprise (30 %) et trop générales et théoriques (23 %). Et ils considèrent que les étudiants issus de ces filières manquent de connaissance du monde de l’entreprise, de rigueur et de compétences techniques. Par contre, ils reconnaissent leurs points forts à faire valoir : des qualités d’expression écrites et orales et une sensibilité au facteur humain.

De leurs côtés, les étudiants estiment que ces formations LLSHS ne sont pas professionnalisantes (22%), offrant peu de débouchés (22%) et méconnues ou peu valorisées auprès des entreprises (20 %). Mais tout en étant soucieux d’acquérir de nouvelles compétences, ils estiment qu’ils peuvent constituer une valeur ajoutée pour l’entreprise (80%) et s’intégrer facilement (58 %).

Enfin, parmi les leviers à privilégier pour mieux intégrer les diplômés de ces filières LLSHS dans les entreprises, les recruteurs et les étudiants interrogés mettent en avant la nécessité d’une meilleure information de la part des universités, la formation des RH ou encore le recours à des cabinets de recrutements qui valorisent ces filières.

(1) Sondage commandé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et réalisé en ligne entre le 2 et 9 février 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 297 recruteurs d’entreprises du secteur privé et de 501 étudiants en Lettres, Langues et Sciences Humaines.


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