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Suppression des rattrapages à l'université : le ministère rouvre la porte

Camille Stromboni
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Université de Strasbourg - Amphithéâtre
L'université de Strasbourg fait partie des cinq établissements volontaires pour participer à l'expérimentation du contrôle continu intégral, sans seconde session. // ©  Klaus Stöber
L’expérimentation d’une évaluation continue intégrale devrait finalement permettre aux universités qui y participent de ne pas organiser de seconde session d’examen. Thierry Mandon a rouvert cette porte, fermée une semaine plus tôt.

Revirement dans le dossier sensible de la suppression des rattrapages dans certaines universités. Thierry Mandon revient au projet initial envisagé par le ministère : lancer une expérimentation qui permettra à certaines universités de ne pas organiser de seconde session d’examen, pour les étudiants ayant suivi leur cursus avec un système d’évaluation continue intégrale.

une dérogation pour certaines universités

S’il n’y aura "pas de révision de l’arrêté licence", l’expérimentation précisera "dans quel cadre on pourrait déroger au cadre réglementaire", a-t-il déclaré le 28 avril 2016 à l’AEF.

Soit une position différente de celle exprimée une semaine plus tôt. Thierry Mandon indiquait alors à EducPros qu’il était "difficile d'imaginer toute suppression des rattrapages dès l'année 2016-2017", étant donné que l’expérimentation aurait lieu dans le cadre de l’arrêté licence.

Tout en restant dans ce cadre, un autre arrêté est en préparation au ministère, afin de prévoir cette situation dérogatoire d'une suppression des rattrapages pour les étudiants participant au contrôle continu intégral dans les universités pilotes. Le texte devrait passer en Cneser (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche) d’ici juin 2016, pour être appliqué dès l’année qui vient.

Expérimenter l’évaluation continue intégrale associée à la possibilité de supprimer la seconde session d’examen, cela correspond au principe même de ce dispositif pédagogique. (A. Beretz)

"Nous avons cru comprendre que Thierry Mandon annonçait la reprise d’une véritable expérimentation, je m’en félicite", réagit Alain Beretz, président de l’université de Strasbourg, qui fait partie des cinq universités souhaitant y participer, avec Bordeaux, Brest, Avignon et Lyon 3.

"Expérimenter l’évaluation continue intégrale associée à la possibilité de supprimer la seconde session d’examen, cela correspond au principe même de ce dispositif pédagogique, qui a déjà des résultats en termes de réussite et de qualité de l’acquisition des connaissances par les étudiants. Sinon, ce n’est pas une expérimentation, c'est ce que nous faisons déjà aujourd'hui. Et cela n’est plus possible : nous n’avons pas les moyens de faire les deux et cela n’a pas de sens pédagogiquement", souligne l’universitaire.

Une position portée depuis plusieurs mois par les présidents d’université à laquelle s'oppose l'Unef, qui défend le maintien de ce droit à la seconde chance pour tous.


Camille Stromboni | Publié le

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