Trésors cachés des universités. Le musée des moulages de Lyon 2

Simon Challier
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Halle du musée des moulages de l'université Lyon 2 ©Sarah Lowicki
Halle du musée des moulages de l'université Lyon 2 ©Sarah Lowicki
Le Discobole, le Laocoon ou encore l’Esclave de Michel-Ange… Autant d’œuvres que l’on peut découvrir au musée des moulages de l’université Lyon 2, véritable lieu de vie artistique et universitaire.

Ouvert sur la ville et situé dans le 3e arrondissement de Lyon, le musée des moulages est un lieu de vie culturelle et un outil pour les étudiants des filières artistiques : "Ici on développe des projets culturels issus et dédiés à l’université : des spectacles de danse avec Lyon 1 et 2, des résidences artistiques, des cycles de conférences sur la photographie, des expositions d’art contemporain… C’est un lieu très adaptable où les étudiants peuvent se confronter à une expérience artistique. Ils peuvent, par exemple, s’exercer à monter une exposition", explique Patrice Charavel directeur du musée ainsi que des affaires culturelles à Lyon 2.

Une collection vieille d’un siècle

Créé en 1899, ce musée abritait des copies de chefs-d’œuvre en "ronde-bosse", hauts-reliefs et bas-reliefs datant de l’Antiquité. Aujourd’hui, la collection s'est élargie et est constituée de reproductions allant de la Grèce archaïque jusqu’au 19e siècle. L’ensemble de ces œuvres ont pris place, en 1990, dans un ancien atelier de confection. Fort de ses 2.000 m² d’exposition, le musée possède pas moins de 1.600 moulages. Pour faire vivre l’ensemble, l’université finance ce projet à hauteur de 38.000 € par an.

Le musée des moulages a aussi une fonction "documentaire" liée à la conservation des copies de chefs-d’œuvre : "Nous avons des pièces très anciennes : certaines datent de plus d’un siècle. Et parfois, l’œuvre originale a même disparu", précise Patrice Charavel.

En outre, la création authentique pouvant être dégradée, détruite ou intransportable, certains moulages du musée de Lyon 2 sont régulièrement prêtés pour des expositions temporaires. Dernièrement, c’est le Musée Picasso de Malaga qui lui a emprunté des pièces.

Le musée des moulages de l'université Lyon 2 - DR


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