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Université de Montpellier : l’ex-doyen de la fac de droit privé de rentrée

Guillaume Mollaret, notre correspondant à Montpellier
Publié le
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Université de Montpellier - façade faculté de droit et de science politique
Université de Montpellier - façade faculté de droit et de science politique // ©  UM-David Richard
À la fin du mois de mars 2018, des violences avaient éclaté dans un amphithéâtre alors que s'y déroulait une réunion syndicale étudiante opposée à Parcoursup. Deux enseignants sont sous le coup d’une enquête. Ils demeurent suspendus.

La faculté de droit de Montpellier ne porte plus de stigmates apparents des violences de mars 2018. Pourtant, tout n’est pas encore réglé dans cette affaire. En effet, l’ex-doyen de l'UFR, Philippe Pétel, et le professeur Jean-Luc Coronel de Boissezon, sous le coup d’une enquête judiciaire et dans l’attente d’une éventuelle sanction administrative, n’ont pas pu effectuer leur rentrée universitaire. En effet, la commission de discipline, délocalisée de l’université de Montpellier à l'université Paris-Sorbonne, n’a toujours pas délivré ses conclusions, près de six mois après les faits.

Suspendus depuis mars

Le 22 mars dernier, alors que se déroulait une assemblée générale d’étudiants opposés à la réforme de l’entrée à l’université, des individus cagoulés et armés de bâtons ont fait irruption dans un amphithéâtre de la faculté de droit. Présents sur place et soupçonnés d’avoir laissé faire, le doyen et l'enseignant sont placés en garde à vue et mis en examen pour "complicité d’intrusion et complicité de violences".

Prenant mesure de la gravité des faits, Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, annonce leur suspension et ordonne une enquête de l’IGAENR (Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche). Fin mai 2018, celle-ci établit clairement les responsabilités des deux enseignants.

Une rentrée "normale"

Depuis, ces derniers demeurent dans l’attente. "On aurait pu envisager que Philippe Pétel puisse reprendre ses enseignements, car ces qualités professorales ne sont pas en cause. Malheureusement, si des directeurs de master étaient intéressés pour qu’il intervienne dans leurs amphis, les présidents, eux, ont refusé. C’est une drôle de conception de la présomption d’innocence", déplore son avocate, maître Iris Christol.

Et cette attente pourrait encore durer : l’université de Montpellier précise ne pas avoir encore transmis les pièces du dossier à la commission de discipline de Paris-Sorbonne… Cette dernière ne l’ayant pas saisie.

Côté cours, la rentrée s'est effectuée normalement et les enseignements des deux professeurs suspendus ont été réattribués. De son côté, l’université de Montpellier affirme que les événements de mars n’ont pas eu d'incidences sur le nombre de demande d’inscriptions en droit.


Guillaume Mollaret, notre correspondant à Montpellier | Publié le

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