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À l'université, les droits d'inscription n'augmenteront pas à la rentrée 2017

Aurore Abdoul-Maninroudine
Publié le
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Université Paris-Descartes - Paris 5 - Centre Universitaire des Saints-Pères
Pour la quatrième année consécutive, les étudiants paieront 184 euros de droits pour s'inscrire en licence. // ©  Photothèque Paris-Descartes Dominique Cartelier
Les droits d'inscription à l'université et dans les écoles publiques n'augmenteront pas à la rentrée 2017. L'annonce a été faite aux présidents d'établissement dans un courrier du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, envoyé le 5 juillet 2017.

Pour la quatrième année consécutive, les montants des droits d’inscription n’augmenteront pas. Les présidents d'université et d'écoles publiques dépendant du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en ont été informés par courrier, mercredi 5 juillet 2017, par leur tutelle.

Il s'agissait d'une des promesses de campagne du président de la République. Interrogé par EducPros en mars 2017, Emmanuel Macron indiquait être contre une augmentation des droits de scolarité, porteuse d'"effets néfastes sur l'accès à l'enseignement supérieur des étudiants issus des milieux moins favorisés".

184 euros en licence, 256 euros en master

Les étudiants continueront donc de payer 184 euros pour une inscription en licence, 256 euros pour une inscription en master et 391 euros pour une inscription en doctorat. Ces droits universitaires sont stables depuis une dizaine d'années puisqu'ils s'établissaient respectivement à 165, 215 et 326 euros en 2007.

Cette annonce suit celle concernant le gel des prix au sein de la restauration universitaire. Ces mesures ont d'ores et déjà été "saluées"' par l'Unef, qui s'inquiète néanmoins de "la hausse des frais d'affiliation à la Sécurité sociale".

L'Unef rappelle "la précarité" des étudiants

Dans un communiqué de presse, l'organisation étudiante dénonce "l'état de précarité des étudiants", qui s'est "particulièrement aggravé ces dernières années" et liste ses demandes : la "sanctuarisation du gel des frais de rentrée durant l'ensemble du quinquennat, des mesures d'urgence dès la rentrée comprenant l'augmentation des bourses, du nombre de boursiers et du montant des APL, un plan d'investissement d'un milliard d'euros supplémentaire par an pendant dix ans et des moyens supplémentaires pour les Crous". Autant de mesures qui ont peu de chances d'être concrétisées, le budget de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation devant seulement être "sanctuarisé".

Emmanuel Macron est, en revanche, favorable à une augmentation des frais de scolarité des étudiants étrangers (hors Union européenne) n'ayant pas obtenu leur bac en France. Actuellement, il n'existe sur ce point aucune discrimination entre les étudiants, en fonction de leur nationalité.


Aurore Abdoul-Maninroudine | Publié le

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Flauberte.

Dès la quatrième ,la plupart des collégiens du 93 possèdent des smartphones à plus de 300 euros sans mentionner le cout de leurs chaussures de sport à 3 chiffres mais les droits d'inscription dans les universités publiques sont de 184 à 384 euros ? Aberrant alors que nous sommes un des pays d'Europe les plus taxés et que les allocations familiales ,allocations de rentrée etc sont perçues par leur famille depuis des années.Ces tarifs dérisoires devraient être réservés aux étudiants modestes et boursiers sur quotient familial et non pour tous.