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Université Lyon 2 : les vacataires maintiennent la pression

Muriel Florin
Publié le
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Manifestation d'enseignants vacataires devant Lyon 2, jeudi 5 mars 2015
Manifestation d'enseignants vacataires devant Lyon 2, jeudi 5 mars 2015 // ©  MF

À Lyon 2, 150 étudiants et enseignants se sont rassemblés jeudi 5 mars 2015 dans le cadre de la journée d'action nationale "pour défendre les conditions de travail et d'études dans l'enseignement supérieur". La suite logique du mouvement des jeunes enseignants vacataires, dont la situation semble en voie de résolution.

En marge de la manifestation parisienne, un rassemblement a été organisé jeudi 5 mars 2015 devant le campus des Quais de l'université Lyon 2. "On a embrayé parce qu'on avait une spécificité locale", précise Hervé Goldfarb, l'un des responsables du Snesup. La manifestation entre dans le cadre de la journée d'action nationale "pour défendre les conditions de travail et d'études". Mais elle s'inscrit surtout dans la suite du mouvement des vacataires mobilisés depuis plusieurs mois.

Dès l'automne 2014, les enseignants vacataires, doctorants pour la plupart, ont dénoncé l'absence de contrats et/ou de rémunération pour bon nombre d'entre eux ainsi que des TD trop chargés. Entre 80 et 100 jeunes enseignants étaient concernés. Ils ont organisé des assemblées générales, manifesté deux fois devant la direction des ressources humaines et ont indiqué être en grève. Le mouvement a été très suivi, notamment au sein des départements sciences politiques, anthropologie et arts du spectacle.

cinq semaines de grève

"Il reste 11 contrats non signés et 11 personnes non payées mais ce vendredi 6 mars, tout sera réglé", assure Jean-François Goux, le vice-président aux finances de Lyon 2. La situation de la plupart des enseignants vacataires a donc été régularisée ces derniers jours.

Mais la vague de protestation n’est pas éteinte. "Nous avons fait cinq semaines de grève avec, à l’origine, des erreurs dans la gestion des personnels. La moindre des choses, pour rattraper ce dysfonctionnement, serait de nous rembourser les 600 euros de frais d’inscription qu’on exige de nous", explique une vacataire.

rétention des notes

De meilleures conditions de travail, notamment des TD moins chargés, l’exonération des frais d’inscription, l’assurance d’être payés, l’an prochain, dès les premiers cours donnés font partie des revendications. La précarité des contrats est aussi dénoncée. "J’enseigne depuis six ans. J’assure cette année la totalité de la charge d’un enseignant titulaire mais je suis toujours vacataire, payée 40,91 euros brut par heure d’enseignement. Ce tarif ramené au temps de préparation et de correction, je pense que cela fait 3 ou 4 euros de l’heure…", témoigne Pascale Maryse, doctorante en anthropologie. 

Autour de ces revendications, le collectif des vacataires maintient la pression. Une cinquantaine d’entre eux ne transmettent pas les notes des étudiants à l’administration, selon le collectif. "Plutôt une dizaine", estime le vice-président aux finances, qui admet toutefois avoir du mal à obtenir des chiffres auprès des composantes les plus mobilisées. En sociologie, anthropologie, sciences politiques, économie, les jurys sont suspendus, selon une enseignante vacataire. "Une position des doyens pour soutenir nos revendications", affirme-t-elle.

 


Muriel Florin | Publié le

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Sophie.

Eh oui ! Le 21 mars, on vient vous parler de la "violence ordinaire de l'Université contemporaine" : https://rebellyon.info/Arts-les-murs-presentent-Violence.html