Indiscret. 180 emplois pour les regroupements universitaires franciliens

Camille Stromboni
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Place de la Sorbonne à Paris  © S.Blitman
Place de la Sorbonne à Paris © S.Blitman
Les universités franciliennes vont signer, le 17 juillet 2014, leurs premiers contrats de site institués par la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche de l'été 2013. Avec, pour chaque regroupement, un volume d'emplois attribués pour les cinq prochaines années dont EducPros vous livre le détail.

L'Alsace et la Lorraine avaient ouvert la voie, avant le vote de la loi ESR. C'est désormais au tour des universités franciliennes de se lancer dans les contrats de site. La signature de cette vague D d'établissements avec le ministère doit intervenir le 17 juillet 2014.

Cinq regroupements sont concernés : PSL (Dauphine, ENS, Chimie ParisTech...), Sorbonne Paris Cité (Paris 3, 5, 7, 13...), Sorbonne Universités (Paris 4-Paris Sorbonne, UPMC, UTC, ...), Paris Lumières (Paris 8, 10) ainsi qu'Hésam université.

Pour ce dernier pôle – qui réunit notamment Paris 1, l'ENA ou encore le CNAM – la signature est repoussée à l'automne étant donné les blocages intervenus autour des statuts de la Comue.

74 postes à SPC, 49 à Paris Lumières, 11 à PSL, 45 à Sorbonne universités

Les quatres signataires – qui ont tous opté pour le format de la Communauté d'universités et établissements – vont se voir dotés de postes, attribués au projet de site et non plus à chaque établissement. Pour SPC, ce sera 74 emplois – soit près de 4,4 millions d'euros, chaque emploi correspondant à environ 60.000 euros, pour PSL 11 postes, Paris Lumières 49, tandis que Sorbonne Universités devrait en obtenir 45. Des postes qui font partie des "1.000 emplois" créés chaque année par le ministère.

Des dotations partagées entre les établissements par les Comue

Les Comue n'ayant pas la possibilité d'embaucher directement des personnels fonctionnaires, les postes seront in fine distribués aux établissements, bien qu'ils aient vocation à servir au projet commun. En revanche, ce sont bien les Comue qui vont décider de la répartition de ces dotations d'emplois entre établissements. Ce qui n'était, par exemple, pas le cas lors du précédent strasbourgeois, pour lequel le ministère avait été décisionnaire.

Certains ont déjà acté la répartition des postes, comme Sorbonne Paris Cité, tandis que les discussions sont en cours pour d'autres, comme PSL, qui tranchera la question d'ici à la fin juillet. Les dotations doivent arriver dans les établissements à compter de septembre, en trois vagues : 2014, 2015, 2016.


Camille Stromboni | Publié le

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Lauret.

Signature à marche forcée contre la majorité des Universitaires. A Paris Lumière, le personnel de Paris Ouest et de Paris 8 a exprimé son désaccord sur les modalités de regroupement. Le gouvernement comme les Président (e) s des Universités concernées restent sourd. Lamentable.

yann Bisiou.

Je regrette la censure des commentaires sur Educpro. Constater que le ministère de l'Éducation nationale et le secrétariat d'État à l'enseignement supérieur attribuent les postes à des universités déjà massivement surencadrées qui sont, ou ont été, dirigées par des proches du gouvernement est un fait objectif. Taux d'encadrement de l'UPMC avant les largesses de Mme Fioraso: 17,9 étudiants par enseignant-chercheur, Paris 7 : 18,9, Paris 5 : 27,7 En comparaison Lille 2 : 42,2, Paris 2 : 61,5, etc...

yann Bisiou.

Et bien la politique des copains continue! Sur trois ans Vincent Berger, Jean-Loup Salzmann et consorts auront bénéficié de centaines de postes dans des établissements déjà massivement surencadrés.