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Spécialisation progressive en licence : la dernière version du cadre national des formations

Camille Stromboni
Publié le
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Les arrêtés du nouveau cadre national des formations sont parus au JO du 1er février 2014. Ces textes précisent les contours de la nouvelle licence, plus progressive, ainsi que la liste des mentions réduites à 45. Avec une évolution depuis décembre 2013, date à laquelle il a été étudié en Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche) : l'allongement du calendrier d'application.

Le cadre national des formations définit notamment les grands principes de la spécialisation progressive en licence, accompagné de la liste des intitulés de licence, réduite à 45 mentions. La dernière version de ces textes, parus sous la forme d'arrêtés au JO du 1er février 2014, assure aux établissements un calendrier plus étiré que prévu, suite au passage devant le Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur et la recherche) en décembre 2013.

Assouplissement du calendrier

Si le texte initial prévoyait trois années pour mettre en place la spécialisation progressive, avec la création de portails à l'entrée des licences permettant de se réorienter en cours de route d'une mention à l'autre, cette mise en œuvre s'échelonnera finalement sur cinq ans, correspondant aux vagues d'accréditation des établissements.

"Les dispositions du présent arrêté sont applicables à la rentrée universitaire 2014 pour la mise en œuvre, en première année de licence, des mentions de licence. Les autres dispositions entrent en vigueur à partir de la rentrée universitaire 2015 et au plus tard lors du renouvellement de l'accréditation de chaque établissement d'enseignement supérieur concerné", prévoit le texte.

Un timing au fil de l'eau qui répond aux demandes des syndicats et des présidents d'université. Ces derniers ont dénoncé à plusieurs reprises le calendrier très serré qui leur était imposé avec les nombreuses réformes en cours.

- Le cadre national des formations définitif (pdf)

- L'annexe sur la nomenclature des intitulés de licence (pdf)

Pas de crédits "non compensables" en langues vivantes
Autre modification opérée sur le cadre national des formations, cette fois-ci concernant les masters : le principe des crédits ECTS non compensables en langues vivantes, prévu dans la première version du texte, a finalement été retiré.

L'arrêté dispose désormais à ce sujet que "le diplôme de master ne peut être délivré qu’après validation de l’aptitude à maîtriser au moins une langue vivante étrangère", l'enseignement de langue étant "sanctionné par des crédits ECTS".

Camille Stromboni | Publié le

Vos commentaires (1)

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C. Gilbert.

Bonjour, Le dernier arrêté de ces textes et qui concerne les intitulés de Master. Bien que plusieurs universités aient fait entendre leur voix pour des améliorations, la liste de ces intitulés reste quasi-identique à celle proposée au CNESER. Ainsi de nombreuses aberrations restent avec certains intitulés très confidentiels alors que l'intitulé général de la discipline n'est pas présent. On peut penser que certains lobby ont su garder leur terrain de chasse pour devenir des intitulés exclusifs... Les écoles d'ingénieur qui fleurissent peuvent se frotter les mains... Tous les efforts des universitaires réalisés depuis une dizaine d'année pour proposer des formations en adéquation avec le monde socio-économique sont réduits à néant. Tous est à refaire en rentrant dans le cadre d'intitulé bancals dont les entreprises n'auront plus l'historique... Les réseaux d'anciens diplômés sont ainsi détenteurs de diplômes qui seront disparus en 2015... D'ailleurs, la notion de Master professionnel n'est plus jamais évoquée... En tant qu'enseignant chercheur ayant créé et animé une formation reconnue aujourd'hui, j'avoue que je jette l'éponge...Tant d'énergie pour une castration politique. Depuis le début de ma carrière, je n'ai que le sentiment de construire pas à pas pour à terme d'efforts soutenus atteindre avec fierté une réussite attendue. C'est en général à ce moment-là que tout est détruit par des lois (ir)réfléchies élaborées au sein d'un ministère dont je me demande encore qui connait le terrain et notre métier de tous les jours. Oui, je regrette vraiment de ne pas avoir accepter cette position d'enseignant-chercheur universitaire à l'étranger que l'on m'a offerte. Les étudiants là-bas pourraient suivre encore ma formation, même pour se faire embaucher en France dans les multinationales du secteur.... Mais il n'est peut-être pas trop tard... Bon vent aux écoles aux coûts exorbitants qui ont elles bien sûr le choix de leurs intitulés de diplôme... Elles avaient perdu du terrain dans certains domaines ? Qu'elles se rassurent, le ministère leur donne un nouveau départ en déstructurant son vilain concurrent.... Un enseignant-chercheur si déçu d'avoir à dire aux générations qui arrivent "ne venez pas ici, à l'université, cette formation n'existe plus... faites là dans tel pays ou dans telle école"