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Comment les universités s'attaquent à l'échec en licence

Isabelle Dautresme
Publié le
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L'université La Rochelle - 2007 © Université La Rochelle
L'université La Rochelle - 2007 © Université La Rochelle

Aujourd'hui, seul un étudiant sur deux décroche sa première année de licence du premier coup. Trois ans plus tard, un peu plus d'un sur quatre obtient son diplôme de licence (Note d’information du MESR publiée le 10 avril 2013). Face à cette chronique d’un échec annoncé, toutes les universités ne sont pas égales. En atteste l’hétérogénéité des résultats publiés par le ministère de l’Enseignement supérieur : les taux de réussite en licence en trois ans s’y échelonnent de 59 à 27%. Quels dispositifs les universités les mieux classées ont-elles mis en place pour améliorer la réussite de leurs étudiants ? Zoom sur quelques bonnes pratiques.


Isabelle Dautresme | Publié le

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Oui les filières à vocations professionnalisantes (école, IUT) marchent (du pt de vue du nb d'étudiants), et encore ce n'est plus vrai partout. Et on peut se demander combien de temps cela va durer pour les écoles d'ingénieurs, cela va finir par se savoir qu'elles aussi baissent les exigences à un niveau qui n'est plus tenable (je ne parle pas ici des plus connues mais des écoles moyennes et petites) pour ne pas avoir à rendre compte au ministère d'un taux d'échec trop conséquent (quant aux écoles d'ingés privées, ils ne veulent pas perdre leurs clients qui paient des milliers d'euros/an donc c'est encore pire). D'ailleurs il y a même des boites qui font passer des tests scientifiques au moment du recrutement d'ingénieurs pour être sur qu'ils ne soient pas trop nuls, c'est dire la confiance qu'ils ont en un diplôme d'ingénieur!

Nicolas.

"Quels dispositifs les universités les mieux classées ont-elles mis en place pour améliorer la réussite de leurs étudiants ?". Peut-être faudrait-il traduire, avant de s'enthousiasmer pour les nouveaux classements et cartes multicritères, par "quels dispositifs les universités les plus menacées, ou les plus conscientes de la nouvelle gouvernance ministérielle, ont-elles mis en place pour bonifier - restons polis - leurs classements" ?

Lakalam.

Deux points de vue sur la question : 1. La réussite n'est pas binaire (on-off). 2. L'université est un espace de connaissance et de culture avec entrées et sorties permanentes. 1+2 = arrêter de considérer que les étudiants qui n'ont pas réaliser leur L3 en 3 ans ou ceux qui ont quitté l'université en cours de premier cycle sont en échec ou sont décrocheurs. Les véritables décrocheurs (sans études, sans projet, sans travail) sont peu nombreux... Les enquêtes de suivi de cohorte menées par les Observatoires de la vie étudiante des universités le montrent. Les analyses qualitatives présentant les différents profils d'étudiants le montrent aussi. Néanmoins, tous les dispositifs qui "humanisent" les cursus aident réellement les étudiants à "bien vivre" leur temps à l’université (qu"ils soient motivés, de passage ou indécis quant à leur avenir), car l'arrivée en première année dans ce "hall de gare" du savoir n'est pas facile. Les petites universités ont certainement un avantage de ce point de vue, en favorisant un accueil direct. Les opérations de rapprochement lycéens-universités sont très bien accueillies par tous.

Le Breton.

Bonjour, Et comment une université détruit le cursus de jeunes qui travaillent!! Classe prépa agro véto intégrée à l'université d’Évreux http://www.change.org/fr/pétitions/mme-fiorasso-ministre-de-l-enseignement-sup-et-de-la-recherche-droit-de-cuber-en-2014-aux-étudiantes-de-bcpst-véto-à-evreux C'est scandaleux!

Parenthèse.

L'adaptation... très simple, en abaissant encore les exigences. Capitalisation, coups de pouces du jury, devoir à la maison notés, rattrapages divers... Celui qui rate sa licence aujourd'hui n'auraient probablement pas eu le bac il y a 20 ans. L'échec est bien souvent le fait d'étudiants inscrits pour "toucher leur bourse - voire un visa" et qui donc ne viennent pas en cours. La non-attractivité des concours de l'enseignement est en train de faire très mal aux facs qui perdent ainsi une source importante de bons étudiants. Par rebond, les masters sont en cours de contamination : baisse des effectifs, contrôle du taux de réussite. Ce qui marche encore ce sont les filières menant aux professions règlementées et bien rémunérées (avocat, médecin, notariat,...) ainsi que les trucs attachées aux fac mais qui donnent l'impression que ce n'est pas la fac (écoles, IUT, ...)