Dauphine veut devenir la Paris School of Economics


Publié le
Envoyer cet article à un ami

« Faire de Dauphine une école aussi attractive que la London School of Economics (LSE) », telle est l’ambition affichée par Laurent Batsch, son président, lors de la présentation, le 26 février 2008 à Paris, des objectifs du prochain contrat quadriennal (2009-2012). Dans le contexte très polémique des frais d’inscription complémentaires, cette comparaison est toute symbolique vu les tarifs pratiqués par la LSE ! La question des frais de scolarité longuement évoquée lors de ce point presse n’est d’ailleurs survenue qu’à la fin. Le président s’est surtout concentré sur ses grands axes de développement stratégique : renforcement de l’internationalisation, développement de partenariats et croissance maîtrisée des effectifs. Le semestre à l’étranger devrait ainsi être rendu obligatoire d’ici à cinq ans (actuellement il concerne de 30 à 40 % des étudiants) et l’année de césure initiée à la rentrée dernière pour 210 étudiants de M1 sera développée.

Du côté des partenariats, et outre le projet d’antenne à Tunis, l’université a entamé un rapprochement avec l’École supérieure d’interprètes et de traducteurs (ESIT) et l’Institut pratique de journalisme (IPJ). Le conseil d’administration a répondu favorablement à la demande d’intégration de l’ESIT, structure rattachée administrativement à Paris 3 mais hébergée dans les locaux de Dauphine.

« Notre formation professionnelle de haut niveau qui accueille plus de 50 % d’élèves étrangers rejoint l’esprit développé à Dauphine, a expliqué Catherine Teule-Martin, sa directrice. Et le projet de contrat quadriennal constituait une bonne opportunité. » Quant à l’IPJ, il s’agirait de délivrer un master commun, l’école conservant toute sa gouvernance et son indépendance. « Ce partenariat entre dans le cadre d’un mouvement général de rapprochement des écoles de journalisme et des universités, dans la logique du processus de Bologne, justifie Pascal Guénée, directeur de l’IPJ. Cela va nous permettre de développer des projets d’échanges internationaux et de recherche, et de renforcer les cours fondamentaux dans quatre domaines : politique, social, économie et international. Il s’agit à travers ces outils de renforcer l’indépendance des jeunes journalistes. » Un volet « égalité des chances » a également été présenté, à travers des coopérations avec le lycée Marcellin-Berthelot de Pantin et l’IUT de Bobigny. Pas sûr néanmoins que ces annonces suffisent à calmer le débat sur les frais complémentaires !


| Publié le