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En images. La sélection à l'université s'accélère

Virginie Bertereau
Publié le
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Comment, depuis les années 2000, la sélection à l'université a-t-elle grappillé du terrain ? Des doubles licences au tirage au sort, en passant par APB, retour en timeline sur un sujet de débat présidentiel.

La sélection à l'université promet d'être au cœur des débats politiques dans les semaines et mois à venir. Les candidats en lice pour l'élection présidentielle 2017 en parlent déjà, à l'image de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou encore Marine Le Pen. Pourtant, le sujet ne date pas d'hier... Comment, en cinquante ans, la sélection à l'université a-t-elle fait, doucement mais sûrement, son trou alors que la loi la prohibait ? Comment les mentalités ont-elles changé ? Réponse en dates et en images.


Virginie Bertereau | Publié le

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F.Mahieux-Michaud.

A LYON 3 LE SILENCE EST D'OR MAIS PAS POUR LES ETUDIANTS Depuis juin, la presse mentionne régulièrement les difficultés des étudiants en réorientation, leur exclusion officieuse grâce au fameux algorithme d'APB nécessaire pour s'inscrire à une formation.Je voudrais apporter mon témoignage: ma fille a décidé de se réorienter et a postulé pour une formation en procédure complémentaire à Lyon 3 après que ses vœux aient été rejetés lors du 1er mouvement, en juin dernier, quelques temps après toujours sur APB est apparue la mention ''candidature étudiée en attente de décision'', elle a donc attendu, attendu, se connectant sur APB trois fois par jour, la boule au ventre, c’était le choix qui restait pour cette formation. Début septembre alors qu'il n'y avait toujours rien je contactai le médiateur du rectorat qui dépensa du temps et de l'énergie pour parvenir à obtenir le nom de la responsable puis me promit '' qu'une réponse viendrait''. Ma fille avait jusqu'au 9 septembre pour postuler dans une autre formation, enfin dans ce qui restait.Lorsqu'elle se déplaça pour la réunion de pré-rentrée on la refoula lui disant qu'une réponse pourrait ne pas arriver avant le 15 septembre (sic) Les mails au secrétariat ou  aux enseignants responsables ,les appels, les courriers recommandés à la rectrice, au président de l'université Lyon3 restaient sans réponse, j'écrivis même un message à la ministre de l'éducation nationale sur le site ECRIRE A LA MINISTRE, rien, un silence assourdissant. Pourtant sur le site du rectorat, Mme La Rectrice de Lyon dit vouloir '' redonner confiance dans le système éducatif'' et le président de l’université Lyon3 '' garantir la mission de service public de l'université et favoriser le dialogue avec les étudiants'' (resic)  Ma fille a alors prospecté dans le privé où elle put rencontrer des gens respectueux,  à l'écoute, essayant de l'aider au mieux et depuis le 3 octobre elle est enfin  inscrite dans un établissement privé de Lyon, où elle est traitée avec humanité et peut retrouver la confiance qu'elle avait perdu pendant ces trois mois passés dans l'attente anxiogène d'une réponse.  Mais , le cynisme n'ayant pas de limite, le rectorat de lyon  ayant dû valider son inscription dans le privé le mardi matin elle reçut dès l' après midi un mail de l'université Lyon3 l'invitant à venir s'inscrire ( preuve des contacts étroits  existant entre le rectorat et la faculté) et prétextant la clôture d'APB pour l'absence de réponse ultérieure...Je m'interroge sur le cas d'autres étudiants en réorientation n'ayant pas  les moyens ou la possibilité de s'inscrire dans le privé: où est l'égalité des chances garantie par la loi du code de l'éducation? Pire encore comment qualifier le refus de réponse qui aurait permis une autre recherche dans les temps sinon que par les termes de mépris et sadisme. Toute notre famille a subi durement ce qui est une véritable épreuve comme une injustice avec des conséquences inévitablement préjudiciables pour ma fille. Le pot de terre contre le Pot de fer? Une mère écœurée et en colère !