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Appel à témoignages. Enseignants-chercheurs, pour ou contre la qualification ?

Camille Stromboni
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Enseignants-chercheurs et doctorants lors de la cérémonie de remise des diplômes de Sorbonne universités (mai 2011)
Ouvertes depuis le 14 septembre, les élections au CNU seront closes le 14 octobre 2015. // ©  Camille Stromboni

Le débat sur la qualification, qui avait enflammé la communauté universitaire à l’été 2013, n'a finalement pas été rouvert pour le moment. À l'occasion des élections au CNU, organe clé dans le recrutement et la carrière des universitaires, EducPros lance un appel à témoignages. Enseignants-chercheurs, quelle est votre expérience de la qualification ?

Vous êtes enseignant-chercheur et vous êtes passé par le processus de qualification du CNU (Conseil national des universités) ? Partagez votre expérience et votre point de vue, au moment où l'instance renouvelle ses 2.300 élus, lors des élections organisées à l'automne 2015.

Les élections du CNU
- Le scrutin se déroule par correspondance du 14 septembre au 14 octobre 2015 et permet de renouveler 2.320 membres élus (titulaires et suppléants).

- Le rapport de la Commission permanente du CNU sur la qualification (pdf)

- La loi sur l'enseignement supérieur et la recherche, votée à l'été 2013, a maintenu la qualification et prévu la remise d'un rapport du gouvernement au Parlement, dans un délai de deux ans, rapport qui devait formuler des propositions en vue d'améliorer le recrutement, la formation et le déroulement de la carrière des enseignants-chercheurs.
- Loi ESR : faut-il supprimer la qualification ? (juin 2013)

Camille Stromboni | Publié le

Vos commentaires (5)

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Homère.

Dire que l'avenir des universités réside dans leur autonomie traduit bien mal la réalité. En effet, depuis 2008, les établissements du supérieur font face à des problèmes économiques majeurs, en particulier dus au fait que l'Etat n'intègre pas aux dotations le coût du vieillissement des personnels (masse salariale) et l'effet de l'inflation (augmentation constante des charges de fonctionnement). Mais pour revenir aux qualifications..; le fait d'avoir un cadrage national via le CNU définit quand même une égalité de traitement pour l'ensemble des candidats d'une même section. La suppression des qualifications ou leur déclinaison à l'étage local serait la porte ouverte à toutes les dérives. Cela se traduirait par un renforcement du pouvoir local (équipe du président) et des pratiques de "copinage" qui empoisonnent déjà nos établissements (dans le recrutement des enseignants chercheurs et les promotions locales)

Sirius.

Effectivement, il n'y a qu'à voir l'état déplorable des universités en allemagne, suisse, royaume-uni, scandinavie, USA, etc. pour être convaincu de la supériorité de notre modèle centralisé. Heureusement, le CNU nous protège des dérives qui les empêchent d'atteindre notre niveau.

Mcf.

Je suis Mcf à peine en milieu de carrière et déjà au max de ma grille salariale, sauf à devenir PU. JE MILITE contre la qualif après l'hdr, voire contre L'HDR pour devenir PU.

PR.

Il vaut mieux répondre au sondage... Sans qualification Prof, vous ne passeriez sans doute jamais PR car il y aurait surement des chercheurs qui ne font que de la recherche et que l'enseignement n'intéresse pas qui seraient pris à votre place.

Pr aussi.

Vous pouvez aussi militer au sein des organisations syndicales pour modifier les grilles salariales.

Arnaud Martin.

Je ne doute pas que les sections de CNU travaillent consciencieusement à l'examen des dossiers. Cependant, tout le monde sait que les critères d'analyse diffèrent fortement d'une section à l'autre dans la prise en compte des compétences hors liste de publication. Alors que les université voguent, lentement, vers l'autonomie, une gestion des carrières étatique créée des distorsions dans les carrières des EC qui travaillent de plus en plus ensemble pour offrir des formations innovantes et interdisciplinaires (par exemple bio-informatique, etc.). Le machin me semble donc un peu dépassé, non?

François Garçon.

Ca n'est pas tant la qualification qu'il faut remettre en question (cinglerie française) que le CNU, "organe clé dans le recrutement et la carrière des universitaires" (je vous cite) qui permet à des syndicalistes (???) de faire leur loi dans l'enseignement supérieur et leur permet de veiller à son application servile. Là est le cancer de notre enseignement supérieur. Voyez dans quel état il se trouve.

Sirius.

Votre "appel à témoignage" est par nature biaisé. Si l'avis de ceux qui sont passés sous les fourches caudines du CNU est important, il n'est pas le seul pertinent pour débattre de ce dispositif. Le rapport de la CP-CNU que vous notez en référence est un plaidoyer pro-domo en faveur du CNU et d'une gestion étatique des universités. L'avenir des universités est dans leur autonomie. Ce qui implique leur liberté dans le recrutement et la promotion de leurs enseignants. CNU delenda est.