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Les regroupements universitaires d’Île-de-France

Camille Stromboni
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Université Paris 4 Sorbonne - Clignancourt - Pré-rentrée - Licence 1 Histoire © E.Vaillant-C.Stromboni sept2013
Université Paris 4 Sorbonne - Clignancourt - Pré-rentrée - Licence 1 Histoire © E.Vaillant-C.Stromboni sept2013

Dix-sept universités. L'Île-de-France est un territoire complexe de par son extrême richesse en matière d'enseignement supérieur. Paris 1, Paris 2, Paris 3, Paris 4, Paris 5, UPMC, Paris 7, Paris 8, Dauphine, Paris 10, Paris Sud, Upec, Paris 13, Cergy, Évry, Marne-La-Vallée et Versailles-Saint-Quentin ont élaboré huit regroupements sur le territoire francilien, sous la forme de Comue.

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – oct2013 Centre Panthéon ©Camille Stromboni HÉsam : une communauté dans la douleur

La quinzaine d’établissements du pôle Hésam, qui comprend une université (Paris 1 Panthéon Sorbonne) et des écoles (le Cnam, l’EHESS, l’EPHE, l’ENA…), préparent ensemble une communauté d’universités et établissements.

Après de fortes tensions entre les membres à l’été 2014, une dernière version des statuts est en cours de validation par les chefs d’établissement. Si cette dernière fait consensus, elle pourra être adoptée devant les conseils de chacun des futurs membres à l’automne 2014.

Lire aussi :

- Sortie de crise en vue pour le regroupement universitaire Hésam ? (2014)

- Pres parisiens : le pôle Hésam prend forme (2011)

L'UTC © Eric NocherSorbonne universités : la Comue pourrait associer paris 2

Les deux universités parisiennes (Paris 4 et UPMC) font communauté avec l’UTC (université de technologie de Compiègne), l’Insead, le Muséum national d’histoire naturelle, le CIEP (Centre international d'études pédagogiques), le Pôle supérieur d'enseignement artistique Paris Boulogne-Billancourt et quatre organismes de recherche (CNRS, Inserm, IRD, Inria). En juillet 2014, l'ensemble des établissements avait voté les statuts.

Ces 11 membres prévoient également des associés : les discussions sont notamment en cours avec l’université Paris 2 Assas, qui a quitté le pôle il y a quelques mois, mais pourrait s’y associer.

Lire aussi :

- L’université Paris 2 Assas veut s’associer, mais avec qui ? (2014)

- Sorbonne Universités poursuit sa route sans Paris 2 (2013)

Université Paris Descartes - Paris 5 - Salle de lecture BIU Santé Médecine-Odontologie © Photothèque Paris Descartes Huguette & ProsperSorbonne Paris Cité : une Comue De 13 membres

Sorbonne Paris Cité (SPC) établit une communauté de 13 membres : les quatre universités Paris 3, Paris 5, Paris 7 et Paris 13, Sciences po, l’IPGP (Institut de physique du globe de Paris), l’Inalco et l’EHESP (École des hautes études en santé publique), ainsi que cinq organismes de recherche (CNRS, Inserm, IRD, Inria, Ined).

Le conseil d’administration de SPC a voté les statuts de la Comue le 9 juillet 2014, clôturant les votes des conseils des différents établissements.

Si certains présidents avaient défendu initialement la fusion des quatre universités du pôle, en parallèle de la Comue, cette option ne semble plus être à l’ordre du jour.

Lire aussi :

- Sorbonne Paris Cité : fusion or not fusion ? (2013)

- Offre de masters et fusion : Sorbonne Paris Cité sous tension (2012)

Campus de l'université de Nanterre © communication université Paris Ouest Nanterre La DéfenseLA comue Paris Lumières

Les universités Paris 8 et Paris 10 se sont exprimées en faveur d'une communauté d’universités et ont adopté les statuts courant juillet 2014.

Le CNRS doit également être membre, son conseil d'administration se prononcera en octobre.

L’association devrait, elle, concerner la dizaine d’établissements membres de l’ex-Pres Paris Lumières.

Lire aussi :

- Vidéo : l'université Paris 8, mythes et réalités (2013)

- Portrait d'université. Nanterre, de fac rebelle à fac modèle (2014)

Université Paris-Dauphine © M.-A.Nourry - février 2014PSL (Paris Sciences et Lettres) : une Comue et une fondation

Le regroupement Paris Sciences et Lettres fait communauté avec 15 membres : l’université Paris Dauphine, l’ENS (École normale supérieure), Chimie ParisTech, l’ESPCI ParisTech, les Mines ParisTech, l’Observatoire de Paris, l’Institut Curie, l’Inserm, l’Inria, le CNRS, l’École nationale supérieure des beaux-arts, l’École nationale supérieure des arts décoratifs, le Conservatoire national supérieur d’art dramatique, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, la Fémis (École nationale supérieure des métiers de l'image et du son).

Les statuts étaient adoptés par les conseils de ces établissements à l’été 2014.

La FCS (Fondation de coopération scientifique) PSL, qui reçoit les fonds de l’Idex, demeure en place. Son projet et sa gouvernance seront les mêmes que ceux de la Comue. Les membres également, hormis le Collège de France, qui fait partie de la FCS mais est associé à la Comue.

Lire aussi :

- L'université Paris-Dauphine intègre le Pres "Paris Sciences et Lettres" (2011)

Université Paris-Saclay - Futur lieu de vie du campus // DRSaclay : les 19 membres de la COmue

La Comue Paris-Saclay compte 19 établissements : les universités Paris-Sud et Versailles-Saint-Quentin, AgroParisTech, Centrale Paris, HEC, Polytechnique, l’ENS Cachan, l’ENSTA ParisTech, Supélec, Genes (Groupe des écoles nationales d'économie et statistique), l’Institut Mines-Télécom, l’Institut d’optique Graduate School, le CNRS, le CEA, l’IHES (Institut des hautes études scientifiques), l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), l’Inria (Institut national de recherche en informatique et automatique), l’Onera (Office national d’études et de recherches aérospatiales) et l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).

Les statuts ont été adoptés par l’ensemble des membres à l’été 2014.

En parallèle, des rapprochements entre écoles sont en cours. D’une part avec la création de CentraleSupélec, qui conserve deux diplômes d’ingénieurs mais avec une gouvernance commune. D’autre part, la question d’une fusion ou association entre l’Ensta et Polytechnique est à l’étude.

L'université d'Evry prévoit quant à elle de s'associer à la Comue, et envisage dans un second temps d'en devenir membre.

Lire aussi :

- Dominique Vernay (Paris-Saclay) : "Les établissements vont signer un pacte irréversible" (2014)

- Alain Bravo (Supélec) : "La création de CentraleSupélec, dans l'université Paris-Saclay, nous renforcera à l'international" (2013)

Site des Chênes de l'université de Cergy-Pontoise © UCPCergy, au centre de la Comue université paris seine

L’université de Cergy constitue une communauté avec 12 établissements : l’Essec, le Collegium Île-de-France (Ensea, Eisti, Supmeca), l’École de biologie industrielle, l’École d'électricité, de production et management industriel, l’École supérieure d’agro-développement international (Istom), l’École Itescia, l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles, l’École nationale supérieure d’arts Paris-Cergy, l’Isipca (Institut supérieur parfumerie, cosmétique, aromatique - Versailles), l’École nationale supérieure du paysage de Versailles-Marseille, l’Ileps (Institut libre d'éducation physique), l’EPSS (École de pratique sanitaire et sociale).

Le pôle dénommé initialement Université Paris Grand Ouest (Upgo) devient la Comue Université Paris Seine. Les statuts doivent être stabilisés avec le ministère courant juillet 2014 : ils passeront devant les conseils des établissements à la rentrée 2014.

Lire aussi :

- L’université de Cergy-Pontoise veut faire communauté avec l’Essec (2014)

- Universités de Cergy et Versailles : le dixième IEP ouvrira en 2014 (2013)

Université Paris-Est Marne-la-Vallée - campus © Iconothèque Epamarne.JPGParis-Est : une Comue et une fusion

Une communauté va réunir les deux universités de l’ex-Pres Paris-Est (l'Upec et Marne-la-Vallée), l’Ecole des Ponts ParisTech, l’École nationale vétérinaire d’Alfort, l’Esiee Paris, l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux) et le CNRS.

Les établissements d'enseignement supérieur avaient validé les statuts de cette Comue en juillet 2014, le CNRS doit se prononcer à la rentrée.

Les deux universités du pôle prévoient en outre de fusionner, à l’horizon 2017.

Lire aussi :

- Créteil et Marne-la-Vallée : une université unique en 2017 (2014)

- Bernard Saint-Girons (Université Paris-Est) : "Nous pouvons être le premier Pres francilien à se lancer dans un contrat de site" (2013)


Camille Stromboni | Publié le

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jon.

joli regroupements. Un certain nombre établissements connus et divers. Que font-ils ensemble ?.... à part la course à l'agrandissement (la folie des grandeurs) de l'ex-Président, maintenu par le gouvernement actuel. OK quelques synergies de Masters, quelques projets... et ensuite ? Superstructures technocrates sans âme. Peut-être plus de sens entre établissements 'faibles' (pourquoi 'faibles' ?: à cause de l' 'autonomie' imposée).

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