Le sociogramme, une technique d’organisation des relations


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Comment construire le sociogramme de sa classe

Choisir le bon moment. Il est préférable, dès le début d’année, d’afficher le travail sur les relations comme un élément important de votre dispositif d’enseignement. Lorsque vous songez à amorcer une séquence de travail en groupe (plusieurs heures sur un projet, une production), annoncez votre projet en sollicitant les élèves dans l’élaboration des groupes. Ce sera une affaire négociée : vous consultez, mais c’est vous qui, selon l’objectif que vous souhaitez suivre, statuerez sur la composition finale. La règle est donc clairement énoncée.

    
Première étape : une consultation… confidentielle

Il faut au préalable poser aux élèves deux questions :

– « pour obtenir le meilleur résultat dans ce travail, je voudrais travailler avec…» (deux noms à choisir) ;

– « pour ce travail, je ne voudrais pas travailler avec …» (deux noms à choisir).

Chaque élève note ses réponses sur un bulletin individuel avec son nom. L’enseignant est le garant du scrutin et l’organisateur des situations qui en découlent : c’est lui qui va composer les groupes à partir de cette consultation. La pratique a montré quelques surprises et vœux secrets : jamais le grand baraqué n’aurait reconnu publiquement et oralement vouloir travailler avec la petite gentille du premier rang et c’est pourtant son vœu écrit.

         
Deuxième étape : la construction du sociogramme

Dans votre bureau, sur une feuille blanche, vous reportez bulletin par bulletin les choix individuels et indiquez par deux flèches « A veut travailler avec B, et avec J », en espaçant bien les points de façon à parvenir à un schéma lisible. Vous voyez très vite apparaître des relations symétriques, des leaders positifs et/ou négatifs, mais aussi des isolats. La carte peut recouper vos observations fines comme faire émerger des relations insoupçonnées. Ne négligez pas l’effet d’appel et d’attente que génère cette pratique.

         
Troisième étape : la constitution des groupes

Une fois la carte des relations établies, on peut composer les groupes en fonction de l’objectif que l’on se donne. Sur la base d’une classe de 28 élèves, on compose 7 groupes de 4 élèves suivant la matrice suivante :

– 1 élément pilote, leader reconnu ;

– 1 électron libre, isolat ;

– 2 élèves en relation avec le pilote.

         
Quatrième étape : l’installation des groupes

En lançant la séquence, après avoir énoncé l’objectif de travail, vous passez aux modalités : rappel de la démarche négociée, composition des groupes stables pour la durée indiquée.

Sur le site canadien CEP, une expérience de mise en groupe par sociogramme en vidéo. La négociation est réelle et les élèves énumèrent ce qu’ils ont appris : img src="typo3/sysext/rtehtmlarea/htmlarea/plugins/TYPO3Browsers/img/external_link_new_window.gif" alt="" /> cep.cyberscol.qc.ca


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