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Pierre Tapie (président de la CGE) : «Les jeunes d'aujourd'hui attendent de nos écoles qu'elles les nourrissent intellectuellement»

Caroline Franc
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Le président de la Conférence des grandes écoles réagit aux critiques émises par des étudiants et diplômés déçus de leur passage dans ces établissements.

La génération actuelle d'étudiants vous semble-t-elle plus exigeante vis-à-vis des grandes écoles ?

Pierre TapieJe crois que nous assistons à un double phénomène. D'une part, nous avons des jeunes qui sont de plus en plus ouverts et font preuve d'une grande curiosité. Ils regardent ce qui se passe hors de nos frontières, ils sont conscients de la variété d'emplois auxquels ils auront accès après leurs études et souhaitent y être correctement préparés. Ils font preuve d'une forte exigence professionnelle et pédagogique à l’égard de nos écoles. Ils attendent de nous que nous les fassions travailler et que nous les nourrissions intellectuellement.

Par ailleurs, cette génération s'est saisie des enjeux actuels, tels que le développement durable, les licenciements souvent brutaux, la crise économique. Ils sont par conséquent également plus exigeants sur le sens qu'ils vont donner à leur travail et sont en demande là aussi d'enseignements qui prennent en compte ces nouveaux enjeux. C'est cette double attente, professionnelle et intellectuelle, que nous devons nourrir. Par exemple, un jeune qui voudra travailler dans le luxe va demander plus qu'une connaissance du secteur. Il sera friand de cours d’épistémologie, d'un savoir sur l’entrepreneuriat social. Ils veulent de la cohérence.

Avez-vous la sensation que la critique se fait plus facilement qu'il y a quelques années ?

Je crois que dans toutes les écoles il y a toujours eu une minorité active rebelle. Il y a une longue continuité en la matière. Peut-être que ce qui change aujourd'hui, c'est l'aspiration à plus de liberté d'une manière générale et à l'expression plus libre, mais aussi souvent plus constructive de la critique. Parce que je pense que c'est un phénomène constructif et positif. Les étudiants forcent les écoles à aller plus vite dans le changement, à s'adapter. C'est un grand défi pour les écoles.

Les écoles ont-elles pris conscience selon vous de cette évolution ?

Je pense que la réponse est plutôt oui. Je ne peux pas parler pour tous les établissements, mais je vois un nombre croissant d'écoles qui accordent plus d'importance au coaching personnel, par exemple. Les enseignements évoluent vers plus d'ouverture à une approche critique des modèles économiques en place. C'est un mouvement de fond, qui peut prendre du temps parfois. Certains établissements l'ont toujours fait, d'autres moins.

 


Caroline Franc | Publié le

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oben.

Où est le travail d'enquête sur ces étudiants qui dénoncent la pensée unique ? Où sont les analyses qui permettraient d'appréhender le problème et ouvrir une réflexion ? La question est un vrai sujet, mais son traitement ici relève au mieux de l'abus de language et au pire de la supercherie intellectuelle.

Dereck.

En effet, c'est bien dommage. Moi-même étant sorti d'école quelque peu déçu par ma formation je peux vous dire que je n'appartenais pas forcément à une minorité. Vu l'investissement et ce que l'on vous fait miroiter, la valeur ajoutée par rapport à un cursus universitaire professionnalisant est peu évidente.

Manu.

Oui c'est typique de Tapie, un discours vide et du racolage marketing pour les "grandes" écoles qui peinent à recruter.

Sirius.

C'est ça le dossier ? Rien qui démontre que les étudiants "dénoncent la pensée unique". Un article anémique du genre "micro-trottoir", une interview limitée. Insipide et sans portée.

Loïc.

Je dois avouer que je suis totalement d'accord avec vous... C'est rare que je pense cela d'articles Educpros, mais la, on est vraiment sur un dossier au titre aguicheur mais au contenu vidéo- très vide- et décevant. On n'y apprend rien, sinon que quelques rares étudiants voudraient plus d'enseignements qui "cassent les codes" et fassent plus réfléchir... Rien de nouveau..

Marie Lc.

Cet article est un peu comme les grandes écoles. Un titre aguicheur pour un contenu vide!