L'achat de fournitures de bureau

Frédérique Letourneux
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« En règle générale, les marchés de fournitures – photocopieurs, ordinateurs de bureau, papeterie, etc. – sont gérés par les services centraux des universités, explique Simon Larger, chargé du domaine finances à l'AMUE (Agence de mutualisation des universités et établissements). Les informations doivent bien circuler entre les composantes pour qu'il y ait une bonne anticipation des besoins. » Il revient alors au service des achats de rédiger et lancer un appel d'offres auprès de différents fournisseurs pour conclure avec l'un d'entre eux un « marché à bon de commande » ou un « accord cadre ».

Durant toute la durée du contrat, qui s'étale généralement sur deux ou trois ans, le fournisseur retenu sera reconnu comme l’approvisionneur unique de toutes les composantes de l'université. La plupart des facs ont néanmoins introduit une certaine souplesse en permettant aux responsables de laboratoire ou de composante de passer une commande ailleurs, si son montant est peu élevé.

Groupements de commande

Ce cadre commun ne règle pas, bien entendu, les problèmes d'approvisionnement : « Les budgets de dépense sont souvent très décentralisés, reconnaît Gérard Le Gac, responsable des achats à l'université de Bretagne-Occidentale. Si le laboratoire de maths et celui de physique achètent dix crayons chacun de leur côté, nous aurons deux factures. Certaines universités ont même mis en place des magasins virtuels pour lutter contre ce phénomène de multifacturation qui, au final, nous fait perdre des points dans la négociation. Mais, pour l'instant, ces solutions semblent assez peu efficaces. »

« Nous sommes ici sur des produits standardisés et des marchés d'hypermassification, soutient Simon Larger, il faut donc mutualiser un maximum pour faire des économies d'échelle. » Certaines universités ont même déjà constitué des groupements de commandes sur ces secteurs : l'université de Metz s’est jointe à l'IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) de Moselle et l'université Nancy 1 pour son marché du papier.

Autre exemple, en gestation, celui de Strasbourg, avec la fusion à l'horizon 2009 des trois universités (Louis-Pasteur, Marc-Bloch et Robert-Schuman) et la création d'un PRES (pôle de recherche et d’enseignement supérieur) . « L'idée serait que nous soyons liées entre nous par une convention et qu'un seul établissement passe les commandes avant de les “redispatcher” selon les besoins, explique Éric Pimmel, secrétaire général de l'université Robert-Schuman. Mais, pour l'instant, la facilité nous pousse à faire les choses séparément, car chacun de nos marchés cadres arrive à échéance à des moments différents. »

Il reste encore un an aux universités strasbourgeoises pour trouver un terrain d'entente.


Frédérique Letourneux | Publié le

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