L’incubateur, une "belle vitrine" pour les écoles

Céline Authemayou
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Les trois fondateurs de Track The Truck, start-up incubée par l'ECE. ©ECE
Les trois fondateurs de Track The Truck, start-up incubée par l'ECE. ©ECE
Si le but premier d’un incubateur n’est pas de faire parler de l’école, il peut avoir des retombées positives en termes d'image. Les établissements l'ont bien compris et l'utilisent dans leur stratégie de communication.

Avec 300 projets incubés depuis sa création en 1999, ParisTech Entrepreneurs a accompagné l’émergence de sociétés aujourd’hui connues mondialement. L’une des plus célèbres se nomme Netvibes. Ce portail Web français, créé en 2005, a été racheté en 2012 par le groupe Dassault Systèmes, pour… 20 millions d’euros. Dans un secteur du numérique propice aux réussites fulgurantes, ces success stories nourrissent la notoriété de l’incubateur et se transforment en puissants outils de communication.

"Certes, l’incubateur est une belle vitrine pour les écoles de ParisTech", admet Pascale Massot, avant de très vite préciser que là n’est pas l’objectif premier de la structure. "Il faut tout de même reconnaître que c’est un outil qu’on montre, relève de son côté Henry Pironin, responsable de l’incubateur partenarial d’Arts et Métiers ParisTech. Il permet de faire le lien avec l’extérieur et d' illustrer de façon très concrète l'implication des écoles en matière d’entrepreneuriat."

L'existence d'un incubateur prouve que l’école est dynamique et qu’elle va de l’avant (C. Engrand)

Un dynamisme qui profite à la marque

À Centrale Paris, l’incubateur est régulièrement mis en avant auprès des anciens élèves, notamment lors des collectes de fonds. "C’est un outil qui regroupe énormément d’aspects positifs, que ce soit en termes de business ou de tendances, note sa responsable Charlotte Engrand. Les alumnis y sont très attachés car il prouve que l’école est dynamique et qu’elle va de l’avant." Et ce dynamisme profite doublement aux écoles : la "marque" se trouve valorisée par les belles réussites… Tout comme l’incubateur qui, pris dans un cercle vertueux, attire de nouveaux candidats.

Aux Mines d’Albi, à mille lieues des gros incubateurs portés par ses grandes sœurs de Douai ou d’Alès, la marque du réseau des Mines suscite l’intérêt des porteurs de projet. "Ces derniers se rendent bien compte que ce label leur permettra d’accéder plus facilement à certains réseaux tels que celui de l’Institut Mines-Télécom par exemple, argumente Jean-Michel Alaverdov. De plus, le passage par l’incubateur certifie le sérieux du projet auprès des professionnels."

En interne, un objet de valorisation

Et si l’incubateur permet de communiquer vers l’extérieur, il permet également aux écoles de créer une cohésion en interne. "En devenant acteur du développement économique sur notre territoire, l’école jouit d’une image positive auprès des étudiants et des enseignants, constate Pascal Boulon de l’Isara. Ces derniers voient que l’école participe à l’élaboration de nouveaux produits, avance et évolue. Cela impulse une émulation riche et intéressante. Et si créer un incubateur est une initiative qui coûte de l’argent, nous estimons pour toutes ces raisons que le jeu en vaut la chandelle…"


Céline Authemayou | Publié le

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