Laurent Batsch (Paris-Dauphine) : "Nous envisageons de créer un pôle d'excellence autour de la finance et du droit des affaires"

Jean-Claude Lewandowski
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Laurent Batsch, président de l'université Paris Dauphine
Laurent Batsch, président de l'université Paris Dauphine
Installées à côté des écoles de l'association Léonard-de-Vinci, les universités de Nanterre et Paris-Dauphine louent aujourd'hui une partie des locaux du site de la fac Pasqua. La délicate situation économique du pôle pourrait être l'occasion pour les deux établissements d'aller plus loin et de bâtir un véritable ensemble universitaire de haut niveau. Explications de Laurent Batsch, président de Paris-Dauphine.

Quelle est votre position sur le devenir du pôle Léonard-de-Vinci ?

Je comprends que le conseil général des Hauts-de-Seine souhaite s'en désengager. Mais il ne peut pas se désintéresser de la place de l'université sur un site comme celui de la Défense, plus grande place d'affaires en Europe.

Concrètement, que proposez-vous ?

Nous pouvons envisager de reprendre une partie significative des locaux, en relation avec l'université de Nanterre, afin de créer un pôle universitaire d'excellence dédié à la finance et au droit des affaires. Autour de ces thématiques, il me paraît possible de constituer un ensemble de haut niveau, de service public, parfaitement en phase avec l'activité des entreprises présentes à la Défense. Cela nous paraît être la bonne voie de salut pour le site. Mais je ne néglige pas pour autant les écoles déjà présentes dans les locaux.

Par ailleurs, une présence accrue sur le site Léonard-de-Vinci nous aiderait à faire face aux contraintes liées à la restructuration lourde de nos locaux de la porte Dauphine, que nous prévoyons pour 2015. Nous allons avoir besoin de locaux tampons.

Quelles sont les conditions pour que ce pôle d'excellence voie le jour ?

Il faut d'abord que le conseil général ne se précipite pas, et qu'il nous laisse le temps de bâtir un projet solide et cohérent. Ce serait un service rendu à la métropole parisienne. Et il faut penser aux milliers d'étudiants dont le cursus dépend du sort du site. On ne va pas les mettre à la rue, sur la dalle…

Cela implique aussi que le ministère de l'Enseignement supérieur s'engage. Car, pour sa part, Dauhine n'a pas de "trésor caché"... Bref, c'est le moment de clarifier le rôle des différents acteurs, ainsi que la gouvernance du site Léonard-de-Vinci.


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