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L’université de Savoie : la stratégie internationale, au-delà des montagnes

Dossier réalisé par Virginie Bertereau
Publié le
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L'université de Savoie - site de Chambéry
L'université de Savoie - site de Chambéry // ©  Virginie Bertereau

Depuis 2009, l’université de Savoie est l’université qui envoie le plus fort pourcentage de ses étudiants en échanges Erasmus. Une illustration de la stratégie internationale que s’est donnée l’établissement, renforcée par sa position transfrontalière et ses formations spécifiques.

Au nord : Genève et la Suisse. Au sud-est : Turin et l’Italie. Toutes proches, en France : Grenoble et Lyon. L’université de Savoie, avec ses trois campus situés à Chambéry-Jacob-Bellecombette, Annecy-le-vieux et le Bourget-du-Lac, bénéficie d’une implantation exceptionnelle. Du reste, c’est bien sa localisation qui a motivé l’établissement à faire de l’international l’un de ses principaux leviers. Mais aussi – et les deux sont liées – l’orientation tourisme et services de la région, et par conséquent des formations. À l’IAE (Institut des administrations et des entreprises) Savoie-Mont-Blanc, on trouve ainsi un Centre international de tourisme, hôtellerie et management des événements.

Un conseil spécial pour l’international

Dès le choix de cette stratégie internationale, vers l’an 2000, «nous nous sommes organisés pour cela, révèle Éric Brunat, le vice-président relations internationales de l’université. Nous avons mis en place un quatrième conseil [en plus du conseil des études et de la vie universitaire, du conseil d’administration et du conseil scientifique] : le CODRI [Conseil d’orientation de la division des relations internationales], un lieu de réflexion, de décision politique.» Et d’ajouter : «Pour développer cet aspect, nous pouvons compter sur une équipe centrale de dix personnes pour sensibiliser les étudiants, les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs, mais aussi des relais dans chacune des composantes. Nous recevons également des aides financières importantes des conseils généraux, de la région [1,3 million d’euros est accordé chaque année pour les bourses], de l’État et des programmes européens.»

Un programme itinérant

 Une politique qui porte ses fruits. Depuis 2009, l’université de Savoie est l’université française qui envoie le plus fort pourcentage d’étudiants en échanges Erasmus. L’IAE représente à lui seul 40% des échanges à l’étranger.

L’établissement accueille également des jeunes du monde entier, notamment à travers des formations atypiques. C’est notamment le cas du programme EMBS (European Master of Business Studies), un programme intensif «itinérant» qui ressemble à un master Erasmus Mundus (mais n’a pas encore le label). «Les étudiants – de 20 à 30 par promotion issus de nationalités différentes – passent un semestre dans les universités de Trento [Italie], Kassel [Allemagne], Leon [Espagne] et Annecy [France]. Quatre universités de taille moyenne qui attirent en ce regroupant alors qu’elles n’auraient pas forcément attiré seules», détaille Stéphane Ganassali, le responsable du programme. À la clé : un diplôme national de master des quatre pays. Une fois de plus, la création de ce programme coïncide avec des besoins exprimés par les entreprises (grands groupes comme PME de tous secteurs) : recruter des personnes formées par l’international, sensibilisées à l’international et douées en langues.

 


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