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L'université va-t-elle craquer ?

Sylvie Lecherbonnier, Camille Stromboni
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Université Paris Descartes Paris 5
Entre 40.000 et 65.000 étudiants supplémentaires ont rejoint l'université à la rentrée 2015. // ©  Camille Stromboni

Du "choc démographique" de Thierry Mandon au Tumblr "Ma salle de cours va craquer" lancé par l'Unef, la rentrée 2015 est marquée par l'afflux d'étudiants sur les bancs des universités. À Bordeaux, en Lorraine, à Paris, à Toulouse... Les premières semaines ont souvent fait figure de "mission impossible" pour les personnels, et pas seulement dans les filières traditionnellement surchargées. Zoom sur quatre rentrées universitaires.

Les universités bordelaises au bord de la saturation

Lundi 28 septembre, l'aula magna de l'université de Bordeaux, d'une capacité de 1000 places, était pleine. Les premiers élèves décrocheurs permettent de réduire la pression dans les amphis.

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À l’université de Lorraine, les sciences humaines font le plein

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À la faculté des sciences du sport et du mouvement humain de Toulouse 3 – Paul-Sabatier, l’attractivité de la filière se heurte à une érosion continue de ses moyens. Au manque d'enseignants s'ajoute une dégradation des équipements. Les conditions d’études en pâtissent, malgré le tirage au sort qui limite l’afflux d’étudiants.

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Sylvie Lecherbonnier, Camille Stromboni | Publié le

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Ah Ah Ah !.

Autant compter ces effectifs dans les statistiques du chômage...Bien évidemment, on ne devient pas psychanalyste et encore moins psychiatre en faisant "psycho" en fac de lettres, on ne devient pas ingénieur en titre en faisant la fac, pas plus que traducteur-interprète. Il existe des écoles pour cela exception faite pour la filière médecine, la seule porteuse, à l'université (avec le droit et l'informatique, peut-être). Symptôme d'une jeunesse paumée et menée par le bout du nez par les gens d'un système mou, biphide (écoles/universités) que personne n'envisage même de réformer vers avant tout la préparation à des titres professionnels décernés à l'université avec les programmes de formation et les formateurs adaptés. En bref, un seul type d'établissement de l'enseignement supérieur avec des métiers à la sortie et de la recherche si plus d'affinité au delà du bac+5.

Droit à Nanterre.

La disparité des capacités d'accueil est aussi liée aux arbitrages budgétaires entre UFR au sein des Universités. Comment sont répartis les budgets entre les disciplines au sein d'une Université ? Est-ce que l'on tient compte du nombre réel d'étudiants par filière ou bien choisit-on de privilégier certaines UFR, plus prestigieuses ou historiquement mieux implantées pour affecter les locaux et les personnels administratifs ? Quels sont les critères ? A quand un sujet sur cette question tabou ?