Le master Erasmus Mundus EuroAquae : le club des cinq

Un dossier de Mathieu Oui
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Lancée en 2004 avec cinq partenaires européens, cette formation spécialisée en hydro-informatique a depuis élargi son réseau à l’Asie et à l’Amérique latine.

Conjoint à cinq partenaires européens, le master Erasmus Mundus EuroAquae , spécialisé en hydro-informatique et gestion de l’eau, a été créé en 2004. Depuis, le consortium a été élargi à six partenaires, ce qui porte à onze le nombre des institutions impliquées. Outre l’université de Nice, porteuse du projet, citons dans les partenaires de départ : l’université technique du Brandebourg à Cottbus (Allemagne), l’université de New Castle (Royaume-Uni), l’université technique de Budapest (Hongrie) et enfin l’université polytechnique de Catalogne (Espagne). Six autres partenaires ont depuis rejoint le consortium. L’Université nationale du littoral (Argentine), l’Institut fédéral de technologie de Zurich, l’École polytechnique de Lausanne (Suisse), l’institut indien de technologie de Madras (Inde), l’université nationale de technologie de Singapour et l’université d’Incheon (Corée) offrent ainsi, aux quarante étudiants du master, de nouvelles destinations d’études.

« Le choix de ces nouveaux partenaires mondiaux s’est fait à la fois sur leur qualité académique et sur leur implantation régionale, indique Philippe Gourbesville, coordinateur du master à l’université de Nice-Sophia-Antipolis. Nos partenaires doivent être capables de dialoguer avec les chercheurs du reste de leur région. » La sélection des étudiants s’effectue sur dossier (de 350 à 400 dossiers pour 40 places), analysé conjointement par les responsables des cinq institutions.

Attirer des étudiants de qualité


Selon son responsable, le bilan de l’opération est largement positif : « La collaboration du consortium déborde largement du cadre du master. Nous avons par exemple engagé des actions de recherche communes, des réponses à des appels à projets ou des programmes de cours intensifs dans le cadre d’Erasmus. » Autre intérêt du programme : attirer des étudiants de qualité qui, sans la bourse européenne de 42.000 € (sur les deux ans) n’auraient pu s’offrir cette formation. « Ce financement, très compétitif, nous permet d’avoir d’excellents étudiants de Chine, du Bangladesh, de l’Inde, du Chili ou de Bolivie qui n’auraient pas pu prendre en charge ne serait-ce que les coûts de vie et d’hébergement en Europe. »

Un dossier de Mathieu Oui
Mars 2011


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