Notre méthode de classement

Géraldine Dauvergne
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Les grandes écoles de commerce françaises, loin de céder à la tentation de la standardisation au niveau mondial, défendent leur particularisme, et c’est ainsi qu’elles s’imposent sur la scène internationale. Le

Trente-sept écoles de commerce généralistes dont le diplôme conférait officiellement le grade de master en 2007-2008 ont reçu de notre part, en juin, un questionnaire portant sur leurs moyens, leurs exigences pédagogiques et les résultats obtenus en 2007-2008. L'une d'entre elles, l'ESC Pau, n'ayant pas souhaité répondre, ne figure donc pas dans le classement.


Classement « Niveau académique »


Niveau d’exigence du recrutement (coeff. 20) : rang obtenu à partir des chiffres 2008 du SIGEM (Système de gestion centralisée des intégrations d’élèves issus de classes préparatoires), prenant en compte la sélectivité à l’écrit de chaque école (c’est-à-dire le nombre d’admissibles rapporté au nombre de candidats). Pour les écoles recrutant au bac, nous avons pris en compte la proportion de mentions.


Étoiles CNRS (coeff. 20) : cumul des « équivalents étoiles » correspondant aux articles de recherche portant la signature de chaque école, parus entre 2006 et septembre 2008, dans les revues de gestion référencées par le CNRS. La liste de la section 37 du CNRS mise à jour en juillet 2007 nous sert de référence. Celle-ci classe les revues de recherche en cinq catégories allant de la catégorie 4 (les moins cotées) aux catégories 1 et 1* (les plus prestigieuses). Ce système de catégorisation remplace désormais celui des « étoiles », lequel était lui aussi composé de cinq catégories (correspondant aux nouvelles), mais désignées par un nombre d’étoiles. Afin de retracer la progression des écoles en matière de recherche d’une année sur l’autre, nous avons décidé de rétablir les « équivalents étoiles ».

Références documentaires (coeff. 3) : nombre de références documentaires spécialisées (bases de données, revues académiques…) répertoriées dans le centre de ressources de l’école, parmi une liste de 20 références établie par nos soins avec les conseils de l’ACIEGE (Association des responsables des centres d’information des écoles de gestion).

Cas déposés (coeff. 2) : nombre de « cas » déposés par les enseignants de l’établissement et publiés entre octobre 2007 et septembre 2008 au catalogue de la CCMP ou de l’ECCH. La CCMP (Centrale de cas et de médias pédagogiques) est un service de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, qui édite et distribue des cas d’entreprise et des cours multimédias destinés aux écoles supérieures de gestion, aux universités et aux entreprises. L’ECCH (European Case Clearing House) est une centrale de cas internationale basée en Grande-Bretagne.


Classement « International »


Partenaires étrangers EQUIS-AACSB (coeff. 3) : nombre d’établissements internationaux accrédités AACSB ou EQUIS avec lesquels l’école a concrétisé ou confirmé un partenariat actif en 2007-2008 (échange d’au moins un élève, accueil d’un professeur invité…).

Part de professeurs internationaux de haut niveau (coeff. 3) : au sein du corps professoral annoncé par chaque école (source : sites Internet), part d’enseignants titulaires d’un doctorat délivré par une institution étrangère accréditée EQUIS ou AACSB ou par certaines universités très prestigieuses, mais non accréditées, telles que Princeton ou Oxford.

Doubles diplômés EQUIS-AACSB (coeff. 8) : nombre d’étudiants ayant obtenu en 2008 deux diplômes distincts de niveau master, celui de l’ESC et un diplôme étranger délivré par un établissement accrédité EQUIS ou AACSB où ils ont effectué leur séjour d’études à l’étranger.

Bourses d’excellence Eiffel (coeff. 6) : nombre d’étudiants étrangers par établissement ayant obtenu en 2008 une bourse d’excellence Eiffel, délivrée par le ministère des Affaires étrangères et européennes. Source : Egide (Centre français pour l’accueil et les échanges internationaux).


Classement « Relations aux entreprises »

Salaire annuel à l’embauche (coeff. 6) : les données salariales (en k€) figurant dans les tableaux résultent de l’étude 2008 réalisée par le cabinet Towers Perrin pour l’Expansion auprès de 78 sociétés figurant parmi les principaux employeurs de jeunes diplômés en France (dont une vingtaine d’entreprises du CAC 40). Les principaux secteurs représentés sont la haute technologie, la banque et l’assurance, l’industrie de biens d’équipement et de consommation, le BTP, le conseil et l’audit. En moyenne, les entreprises du panel ont recruté 729 personnes en France en 2007, dont 212 jeunes diplômés. Dans tous les cas, il s’agit des salaires bruts prévus pour l’année 2008. Les niveaux de rémunération à l’embauche concernent uniquement le salaire fixe ou salaire de base (incluant éventuellement un treizième mois).

Salaire annuel total à trois ans (coeff. 6) : les niveaux de rémunération totale à trois ans d’ancienneté (exprimée en k€) tiennent compte du bonus éventuel versé par les entreprises.

Taxe d’apprentissage - barème (coeff. 8) : montant moyen annuel en k€ sur les deux dernières années de la taxe d’apprentissage directe, hors quota, touchée par le groupe.

Participation des entreprises (coeff. 8) : montant moyen annuel en k€ sur les deux dernières années de la participation des entreprises (hors taxe d’apprentissage et produit de la formation continue), au financement du groupe (chaires, dons, versements à la fondation de l’école, campagne de levée de fonds, etc.).

Nombre de diplômés de l’école en activité (coeff. 7) : nombre de diplômés de la « grande école » en activité, composant le réseau des anciens.


Géraldine Dauvergne | Publié le