Comment mettre en groupe


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Comment lancer sa séquence en groupe

Réservez cette modalité de travail pour des activités de questionnement, de recherche, d’argumentation, d’élaboration, de construction, de production, toute activité qui n’exige pas de prime abord un apport lourd que vous seul êtes capable de faire. Inscrivez le travail de groupe comme un moment du cours, puis revenez en configuration « classique » pour faire le point et, si besoin, faire l’apport nécessaire pour aller plus loin sur le chemin de la connaissance. Une heure, c’est beaucoup, sauf dans les cas de production conséquente (des panneaux, par exemple).

Créez une « ritualisation » du travail de groupe en présentant dès le début de l’année les différentes modalités d’organisation. Déterminez la façon de se regrouper (personnes, tables, mise en espace) et la répartition des rôles de façon à gagner du temps la prochaine fois.

Faites-en un usage régulier, mais modéré. Il faut trouver le bon rythme. En effet, si vous ne proposez qu’une seule fois le travail en groupe, vous risquez de surprendre les élèves, qui ne seront pas préparés à l’exercice et, au final, d’être déçu vous-même du résultat. Le programmer tout le temps conduit à un phénomène de lassitude et masque la difficulté réelle de certains objectifs requérant d’autres types de dispositifs d’enseignement plus adaptés.

         
Puisez dans la banque d’idées pour organiser le travail en groupe

La liste suivante est plutôt un aide-mémoire des groupements possibles ; vous pourrez y prélever une bonne idée quand vous sentirez la nécessité stratégique de proposer autre chose à vos élèves qu’un cours dialogué. Ou de varier l’organisation des groupements en fonction des objectifs assignés. L’intérêt des élèves succédera vite à la surprise.

 
La composition des groupes, respect de l’hétérogénéité de la classe ou recomposition pour une homogénéité, est un facteur important dans la réussite du travail engagé, mais ce n’est pas le seul.

 
Groupements hétérogènes à tâches scolaires identiques :

– échange rapide entre élèves (par exemple, petits groupes de six élèves pendant six minutes) ;

– étude approfondie (par exemple, quatre élèves pendant vingt minutes ou 1 heure) ;

– évaluation : coévaluation dans chaque sous-groupe des copies ou travaux de ses membres ou évaluation des tâches des autres sous-groupes ;

– technique du voisinage : chaque élève interroge son voisin et va inscrire au tableau les indications ou les difficultés (sur la discipline) de celui-ci ;

– entraide pédagogique : en sous-groupes, un élève « moniteur » essaie d’expliquer à un ou plusieurs camarades une partie du cours qui vient d’être présenté par le professeur ;

– controverse : dans chaque sous-groupe, un élève soutient une position ou une démarche, cependant qu’un autre assure une critique permanente ou soutient une démarche inverse, sinon complémentaire.

Groupements homogènes à tâches scolaires différenciées :

– des objectifs distincts pour chaque sous-groupe ;

– les mêmes objectifs, mais des exigences différenciées, plus ou moins ardues (d’exercice et de performance) ;

– le même matériel de travail, mais des objectifs complémentaires ;

– des matériels différents et des documents distincts ;

– des fonctions distinctes mais à articulation réciproque : recherche de documentation différenciée faite par chaque sous-groupe pour une mise en commun collective, ou encore documentation par un sous-groupe, enquête par un autre, puis correspondance par un troisième et calculs par un autre, etc. ;

– des méthodes différentes imposées à chaque sous-groupe en vue d’une confrontation ultérieure des processus et des résultats effectués ;

– des tâches différenciées de révision de bases ou d’approfondissement à partir de résultats de tests de connaissance ;

– une technologie unique, mais dont les opérations diverses sont réparties entre des sous-groupes homogènes à compétence distincte.

En savoir plus : Les groupes interclasses, une réalité tout aussi vivante

D’autres types de groupements existent en décloisonnant plusieurs groupes-classes et en permettant la recomposition des groupes selon d’autres modalités. C’est une pratique courante dans certaines écoles ou encore dans le secondaire pour les options. On la voit aussi poindre à l’occasion de dispositifs plus récents tels que les « itinéraires de découverte » au collège. L’organisation de ces groupes peut être tout aussi variée.


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