Le travail de groupe, c’est efficace


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Idéal pour confronter, expérimenter, construire

 
Le fait de travailler ensemble permet de confronter les idées. L’enseignant fait jouer plusieurs facettes : il favorise les investigations, les échanges entre les élèves, les aide à émettre des hypothèses, à les tester, à observer, à expliquer en argumentant, à faire des recherches documentaires. Le travail en groupe donne à l’enseignant l’occasion d’exercer pleinement son rôle d’accompagnement au plus près du travail des élèves.

 
L’expérience de « img src="typo3/sysext/rtehtmlarea/htmlarea/plugins/TYPO3Browsers/img/external_link_new_window.gif" alt="" />la main à la pâte ».
La plupart des enseignants impliqués dans « la main à la pâte » procèdent de la façon suivante. Les élèves sont répartis par groupes de trois ou quatre, chacun étant investi d’un rôle précis (responsable de matériel, secrétaire, rapporteur de groupe…). Dans le groupe, intervient alors une alternance de travail individuel et de travail collectif. Les investigations, les échanges verbaux, les émissions d’hypothèses, les expérimentations, les observations, les explications, les argumentations, les recherches documentaires se font toujours à deux niveaux : au niveau du groupe d’abord, puis au niveau de la classe, avec retour éventuel au niveau du groupe après confrontation et définition en commun de nouvelles orientations de recherche.

 
Cette alternance entre travail individuel et travail collectif favorise la construction progressive de connaissances scientifiques par les élèves, tout en participant à l’objectif transversal d’éducation à la citoyenneté.

          
Des performances globalement meilleures pour les élèves

 
En milieu hétérogène, des élèves moyens travaillant en groupes obtiennent de meilleurs scores d’efficacité (apprentissage, savoir-faire, travail fourni, résultats) que lors d’un travail individuel. Interactions, communications entre pairs, favorisent un apprentissage d’une autre nature, tout aussi valable et plus efficace pour l’élève. Certains nomment ce processus « apprentissage vicariant », c’est-à-dire par effet de voisinage.

 
S’appuyer sur la mixité des groupes. De nombreux travaux font apparaître des résultats récurrents tels que celui avancé par C. Trarieux. L’auteur analyse le déroulement des travaux de groupe dans une classe du secondaire (classe de 1re, production d’un document multimédia). Il compare trois stratégies de gestion de l’hétérogénéité en fonction de l’organisation du travail du maître : axé sur les forts, axé sur les faibles, organisation du travail fondé sur les relations d’apprentissages entre pairs.

La progression de tous les élèves est plus nette en situation de groupe hétérogène. La composition des groupes est donc un facteur important dans le résultat final pour deux raisons : la présence d’autrui est stimulante, elle permet de contrôler et de modifier des automatismes parfois sources d’erreur ; d’autre part, créer une situation où l’on peut se comparer à des pairs légèrement plus forts permet de progresser.

          
Comment améliorer les performances collectives

Pour améliorer les performances collectives, veillez, au cours de l’année, à varier la composition des groupes en fonction de l’objectif que vous vous donnez (disciplinaire, mais aussi relationnel, ou besoins des élèves). Lors du débriefing, valorisez d’une manière ou d’une autre chacun des groupes (mention verbale, reprise d’un ou de plusieurs éléments pour la synthèse finale, petites « réussites »), mais n’allez pas jusqu’à stigmatiser untel ou untel, dans un sens ou un autre. L’objectif général n’est pas la compétition, mais une émulation créatrice au service d’un projet collectif.

Sur le net : img src="typo3/sysext/rtehtmlarea/htmlarea/plugins/TYPO3Browsers/img/external_link_new_window.gif" alt="" />Un module sur le pourquoi et le comment du travail en groupe en classe.


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