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CPES d'Henri-IV : des fonds publics et privés pour de petites promotions

Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Str
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La classe préparatoire aux études supérieures (CPES), lancée par le lycée Henri-IV en 2006 et réservée aux boursiers sélectionnés sur leurs résultats (les trois quarts ont obtenu au moins une mention bien au bac), est une « prépa à une prépa ». Une année de mise à niveau avant d’entrer dans l’une de ces prestigieuses CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) conduisant à l’ENS d’Ulm, Polytechnique ou HEC. Unique en France, cette formation d’un an comptait 29 étudiants à la rentrée 2010.

La CPES est avant tout financée par l'État, qui paie les professeurs du lycée Henri-IV intervenant dans la CPES. Cette classe bénéficie en plus du soutien d'entreprises privées, qui financent toutes les bourses que touchent les étudiants, outre celles octroyées par le CROUS.

Pour ses trois premières promotions, la CPES a réussi à lever 240.000 € pour aider 86 élèves. Ce qui représente au total une aide de 2.800 € par an par étudiant (ces derniers perçoivent ces aides pendant trois ans : l'année de la CPES et les deux années de prépa). Parmi les donateurs, figurent la Fondation HEC (334.000 €), la fondation Accenture (172.000 €), la FNAC (71.000 €) et Renault (60.000 €).

La CPES est également partenaire de la CIUP (Cité internationale universitaire de Paris), qui héberge gratuitement tous les étudiants de la CPES qui le souhaitent. En outre, la CPES bénéficie de partenariats avec des institutions (Opéra, Comédie-Française), qui invitent les étudiants à des représentations, ou avec des éditeurs (La Découverte...) qui fournissent des manuels gratuitement.

Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Stromboni et Emmanuel Vaillant
Mars 2011

Les points forts et les points faibles

• D’excellents résultats. Une aide financière non négligeable, un logement gratuit.

• Des effectifs très limités. Dépendantes d’entreprises privées, les aides que reçoivent les étudiants sont soumises au bon vouloir des fondations, qui ne s’engagent pas ad vitam aeternam. Le passage en prépa à Henri-IV n’est pas garanti.

strong>En savoir plus sur le principe du dispositif et ses résultats.


Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Str | Publié le

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