Newsletter

Optim : financements publics à l’honneur

Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Str
Publié le
Envoyer cet article à un ami
Soutien scolaire pour préparer le bac, aides financières, mais aussi découverte du monde de l’entreprise et tutorat : le programme Optim, lancé en 2005 par Arts et Métiers ParisTech avec des IUT, entend inciter les élèves de première et de terminale de milieux défavorisés à poursuivre des études scientifiques et technologiques. 20 lycées situés en ZEP (zone d’éducation prioritaire) ou ZUS (zone urbaine sensible), en Île-de-France et dans les académies de Lyon et Dijon, sont partenaires de ce dispositif.

Le budget d’Optim Paris en 2010-2011 s’élève à 46.700 €. Près des deux tiers (30.000 €) proviennent du rectorat, le reste du financement étant assuré par la région (10.000 €) et par les Arts et Métiers ParisTech (6.700 €).

Côté dépenses, le principal poste est celui de l’indemnisation des tuteurs : ceux-ci sont rémunérés 25 € brut l’heure, ce qui correspond à un prévisionnel de 25.000 €. Par ailleurs, leurs déplacements sont également défrayés, pour un total de 6.000 €. Enfin, la mise en œuvre des tests coûte au dispositif quelque 5.000 €.

Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Stromboni et Emmanuel Vaillant
Mars 2011

Les points forts et les points faibles

• Le recrutement, non pas sur dossier, mais à partir de tests de logique, permet de détecter les aptitudes scientifiques des élèves. Une fois à l’IUT, les étudiants se retrouvent en petits groupes, un aspect qui peut être rassurant pour eux. Enfin, les repas organisés avec des élèves et anciens élèves permet aux jeunes Optim de nouer des liens informels avec des étudiants et des ingénieurs, et de discuter librement, dans un cadre détendu, du métier d’ingénieur, des entreprises et aussi de se constituer un début de carnet d’adresses qui pourra éventuellement les aider plus tard pour trouver un stage, un emploi…

• Comme souvent dans ce genre de dispositif, le suivi dépend de l’investissement, inégal selon les personnes, des tuteurs d’Arts et Métiers ParisTech. Mobiliser davantage d’élèves permettrait de renforcer l’encadrement et le suivi de tous les élèves, et d’éviter la démotivation de certains. Conséquence du nombre insuffisant de tuteurs, le soutien n’est pas toujours assez individualisé, les cours portant sur les difficultés rencontrées par la majorité des étudiants.

En savoir plus sur le principe du dispositif et ses résultats.


Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Str | Publié le

Vos commentaires (0)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires