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Passeport Avenir : un dispositif à l'initiative des entreprises

Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Str
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Passeport Avenir a été créé à l’initiative de SFR, en 2005, sous l’appellation « Passeport Télécom ». Ce dispositif, à l’origine dédié à la diversification du recrutement dans l’entreprise, soutient aujourd’hui les élèves de milieux modestes d’une cinquantaine de prépas et d’une quarantaine d’écoles d’ingénieurs et de commerce.

Le budget annuel 2011 de Passeport Avenir est de 760.000 €. Ses ressources proviennent à 92,5 % d’entreprises privées et à 7,5 % de subventions publiques.

Quant aux dépenses, 85 % d’entre elles correspondent à des dépenses de programmes : la formation des tuteurs (deux jours de formation proposés dans l’année à chaque tuteur), la conception et animation du tutorat, ainsi que des ateliers, aide au financement du passage des concours, cours d’anglais…

Les 15 % restants couvrent des dépenses de fonctionnement qui regroupent la communication (site Web, supports de communication, événementiel…) et les frais généraux. Il est à noter que ce budget ne tient pas compte du temps passé par les 850 bénévoles de l’association (environ 750 salariés des entreprises et une centaine d’enseignants) sur leur temps de travail et leur temps personnel.

À l’ENSEA (École nationale supérieure de l'électronique et de ses applications) par exemple, ce sont surtout des moyens humains qui sont mis à disposition pour le suivi des élèves : un secrétariat à mi-temps et l’équivalent d’une heure par mois d’enseignement par étudiant.

Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Stromboni et Emmanuel Vaillant
Mars 2011

Les points forts et les points faibles

• Le tutorat permet un bon encadrement et un réel suivi individuel. À condition, cependant, que le courant passe bien, d’où l’importance de pouvoir changer de tuteur au sein du dispositif. Par ailleurs, le développement de compétences en anglais est apprécié et utile pour les études, et constitue par la suite un réel atout sur le plan professionnel.

• Malgré les ateliers organisés pour sensibiliser les jeunes, le financement des études pourrait être amélioré, non pas à travers une aide directe car ce n’est pas l’objectif de l’association, mais en apportant davantage d’informations sur les dispositifs existants (bourses, assistantes sociales…). Le prêt bancaire sans caution parentale est finalement peu utilisé par les étudiants. Autre difficulté en Île-de-France, il n’y a pas de logements spécifiques disponibles pour accueillir des jeunes qui habitent souvent loin des écoles.
Enfin, une fois sortis du dispositif, les anciens ne sont plus impliqués dans celui-ci : un réseau pourrait permettre de rétablir des connexions et faire naître un vrai sentiment d’appartenance à Passeport Avenir.

En savoir plus sur le principe du dispositif et ses résultats .


Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Str | Publié le

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