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PQPM : un budget conséquent pour un programme qui essaime

Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Str
Publié le
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Lancé en 2002 par l’ESSEC, le programme d’ouverture sociale « Une grande école : pourquoi pas moi ? » (PQPM) a essaimé dans une centaine d’écoles d’ingénieurs et de management. Le dispositif propose aujourd’hui du tutorat à des collégiens, lycéens et des étudiants ainsi qu’une aide à l’orientation.

Le budget annuel du programme PQPM, qui concerne les collégiens et les lycéens, représente environ 260.000 €, soit environ 1.300 € par jeune et par an. Les deux tiers des dépenses de PQPM concernent le fonctionnement : frais de transport hebdomadaire des jeunes (des cars sont affrétés chaque semaine pour acheminer les lycéens depuis Garges-les-Gonesse ou Argenteuil), sorties culturelles et miniséjours des lycéens (en France, à Londres et à Bruxelles). Le tiers restant correspond à des dépenses de programmes : les salaires et rémunérations des équipes PQPM. Ne sont pas compris les étudiants tuteurs qui sont bénévoles, les professeurs-référents des lycées et les intervenants extérieurs (ateliers théâtre, aide à l'orientation...).

Outre le dispositif PQPM, l’école a également créé les programmes Pollen avec ses ateliers de construction du projet d’études, Phares pour des étudiants handicapés, ou Cap ESSEC pour aider à intégrer spécifiquement le programme grande école de l’ESSEC. Le budget annuel 2011 des différents programmes d’égalité des chances mis en place par l’ESSEC s’élève à environ 700.000 €. Près des deux tiers de ces financements proviennent du public (Éducation nationale avec les Cordées de la réussite et collectivités territoriales) et un tiers est fourni par l’ESSEC et des partenaires privés.

Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Stromboni et Emmanuel Vaillant
Mars 2011

Les points forts et les points faibles

• Le dispositif PQPM permet un suivi à la fois individualisé (un tuteur étudiant par élève) et sur le long terme (de la fin du collège aux études postbac). Il ne se focalise pas seulement sur les meilleurs élèves des établissements partenaires, mais sur ceux qui sont issus de milieux modestes ou de quartiers défavorisés.

• Ce programme peut difficilement toucher un plus grand nombre d’élèves car le nombre d’étudiants volontaires de l’ESSEC et leur disponibilité ne sont pas extensibles. Même si ce n’est évidemment pas l’objectif du programme, aucun élève bénéficiaire n’est parvenu à entrer dans le top 10 des « grandes écoles » (commerce ou ingénieurs).

En savoir plus sur le principe du dispositif et ses résultats.


Un dossier de Sophie Blitman, Jessica Gourdon, Sylvie Lecherbonnier, Camille Str | Publié le

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