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Paces : le classement 2016 des universités

Virginie Bertereau
Publié le
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Etudiants de PACES à l'université Joseph-Fourier Grenoble 1
Pour les 32 universités ayant répondu, les taux de réussite varient de 14,2 % à 33,9 % toutes filières confondues, avec une moyenne de 22 %. // ©  Virginie Bertereau
Le palmarès de la Première année commune aux études de santé montre une grande stabilité dans les taux de réussite des étudiants des différentes universités.

En France, une quarantaine d'universités propose la Paces (Première année commune aux études de santé), la voie "classique" pour entamer des études de médecine, d'odontologie, de pharmacie ou de sage-femme. À ce nombre s'ajoute, en 2015-2016, le nouveau PluriPASS de l'université d'Angers.

Pour les 32 universités ayant répondu à notre questionnaire, les taux de réussite varient de 14,2 % à 33,9 % toutes filières confondues, avec une moyenne de 22 %, dans le même ordre de grandeur qu'en 2015.

La médecine n'est pas le concours le plus sélectif

Les taux de réussite oscillent également fortement d'une filière à l'autre. En médecine, les taux de réussite varient de 12 % à 29,5 %. Contrairement à ce que l'on croit trop souvent, le concours de médecine n'est pas le plus sélectif. Les universités ont un taux moyen de 19 % de réussite, contre 17 % en pharmacie, 8 % en sage-femme et 7 % en odontologie.

En effet, si en médecine le nombre de candidats est élevé, le numerus clausus l'est aussi (7.646 places en 2015-2016) et a même été significativement augmenté pour 2016 (+ 149 places par rapport à 2015).

Dans les autres filières, le numerus clausus est beaucoup plus faible (1.199 en odontologie, 3.095 en pharmacie, 1.005 en sage-femme), alors que le nombre de candidats qui tentent leur chance reste important.

De même, les universités les plus sélectives ne sont pas forcément celles que l'on croit. Par exemple, Paris-Descartes, réputée parmi les plus difficiles, obtient au final un bon taux de réussite en médecine (19,3 %). Cette université bénéficie de l'un des numerus clausus les plus élevés.

Les doublants améliorent significativement leurs chances

Les doublants/triplants améliorent nettement leurs chances d'une année sur l'autre dans la plupart des universités. En médecine par exemple, on compte environ 60 % de doublants/triplants reçus, contre 40 % de primants. Mais ce sont dans les trois autres filières que le vent tourne incontestablement en leur faveur.

Restent certains cas particuliers... Dans plusieurs universités, comme Besançon, Brest ou Lille 2, les primants sont aussi performants (voire légèrement plus) que les doublants et triplants en médecine.

Des universités plus scientifiques que d'autres

Le programme de la Paces est national. Mais si les intitulés des UE (unités d'enseignement) sont communs, le contenu des cours peut varier. Du reste, chaque faculté choisit librement le programme de l'UE spécifique à chacun des quatre concours et fixe ses propres coefficients aux épreuves.

Ainsi, Paris-Descartes revendique l'importance qu'elle accorde aux matières scientifiques (chimie, biochimie, physique, biophysique, mathématiques, biologie) aux épreuves de concours du premier semestre. Pour autant, cette université n'est pas celle qui accueille la part la plus importante de bacheliers scientifiques : elle en recense 90 %, contre 96 % à l'UPMC ou 95 % à Nantes ou à Toulouse.

le cas particulier de l'Île-de-france

En Île-de-France, le Sadep (Service interacadémique d'affectation des étudiants en Paces), rattaché au rectorat de Paris, doit répartir équitablement les bacheliers de chaque mention entre les universités. Mais les affectations dépendent également des vœux formulés par les candidats sur APB, ainsi que de leur série et de l'académie dans laquelle ils ont obtenu leur bac.

En pratique, la part de chaque mention varie donc d'une fac à l'autre. Ainsi, l'UPMC compte plus de 48 % de mentions très bien ou bien, quand l'université Paris 13 en recense 29 %.

Nouveauté pour 2016 : un nombre précis de 7.500 places de Paces sera ainsi attribuée en Île-de-France, la filière étant devenue "à capacité limitée" sur APB cette année. Une réforme qui pourrait changer le profil des candidats franciliens. Réponse l'année prochaine...

Les 10 premières Paces
Faculté Taux de réussite dans l'une des 4 filières médicales Taux de réussite en médecine Taux de réussite en odontologie Taux de réussite en pharmacie Taux de réussite en sage-femme
Nouvelle-Calédonie 33,90 % 19,60 % 20 % 3,90 % 18,20 %
Caen 31,60 % 23,80 % 15,30 % 35,10 % 11,70 %
Besançon 30,80 % 26,20 % 7,90 % 20,10 % 9,70 %
Institut catholique de Lille 29,50 % 29,50 % 25 % 21,30 % 20,10 %
Poitiers 25,60 % 22 % 1,50 % 25,50 % 4,20 %
Nantes 25,40 % 23,60 % 14,80 % 39,80 % 14,60 %
Lille 2 25 % 25,40 % 16,70 % 32,80 % 11,50 %
Amiens 24,90 % 22,50 % 7,80 % 27,20 % 14,80 %
Lorraine 24 % 23,60 % 10,90 % 20,20 % 11,80 %
Brest 24 % 29,10 % 20,10 % 21,40 % 15,50 %

Virginie Bertereau | Publié le

Vos commentaires (1)

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Capellovici.

Quelle créativité ! Les mots "primant", "doublant", "triplant" n'existent pas dans la langue française.

Eliz.

Peut-être, mais ce sont pourtant bien les termes utilisés dans le jargon des études de médecine.

Clm.

Encore faut-il s'y connaitre un peu sur le sujet qu'on commente avant de critiquer..