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L'UBO bien ancrée sur la licence

Emmanuel Vaillant
Publié le
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La faculté de sciences et techniques de l'UBO © E.Vaillant - octobre 2013
La faculté de sciences et techniques de l'UBO © E.Vaillant - octobre 2013

Axe stratégique de l’université de Brest, la réussite en premier cycle est déclinée à travers de plusieurs dispositifs d’accompagnement et d’orientation/réorientation des étudiants.

À l’ouest, la mer, à l’est… Rennes ! Vue de Brest, ville au bout de la terre du Finistère, la géographie est une évidence qui pose le contexte de l’université de Bretagne-Occidentale. Son bassin de recrutement en premier cycle est un morceau de Bretagne coupé par une verticale Morlaix-Lorient. Avec une spécificité locale : les lycéens du Finistère ont les meilleurs taux de réussite au bac (94%, contre 89% en moyenne nationale), mais leur taux de poursuite en études longues est relativement plus faible, avec une appétence forte pour les études courtes : 13% en STS et 6% en IUT, contre respectivement 10% et 5% en moyenne nationale.

Mieux orienter pour mieux faire réussir

Donner envie à des lycéens plutôt bons élèves mais rétifs aux études longues : tel est alors l’enjeu que porte l’université de Brest.

En première ligne sur le sujet, la vice-présidente aux relations lycées-université, Catherine Archiéri, nuance : "On ne joue pas que pour notre paroisse. Notre objectif n’est pas simplement de faire venir plus de lycéens à l’université, mais de mieux les orienter et les aider à réussir dans la filière d’études supérieures qui leur convient, ici ou ailleurs, en licence, en classes prépa, en école d’ingénieurs…"

Pour attirer les lycées vers le supérieur, plusieurs dispositifs ont ainsi été mis en place depuis trois ans par l’UBO.

UBO - le dispositif Sciences passion mer

Prévenir pour mieux faire réussir

Avec pour clé d’entrée, le lycée, voire le collège. C’est par exemple le dispositif "Sciences Passion mer" qui propose à une quarantaine de lycéens en première et terminale d’être accompagnés par des chercheurs afin de susciter leur curiosité pour les sciences de la mer. Ce sont les "stages Hippocampe" qui permettent à des élèves en classe de première de s’initier à la recherche scientifique.

Et, tandis que des étudiants sont mis à l’honneur pour parler du quotidien de leur parcours sur un blog dédié (Express’O), les lycéens sont invités à participer à des "journées d’immersion" dans les UFR en étant encadrés par des étudiants-tuteurs. Quant aux collégiens, ils ont droit à des jeux de piste qui visent à raconter l’université hors des sentiers institutionnels.

"Pour tous ces dispositifs, la mobilisation des enseignants est décisive", souligne Catherine Archiéri qui a organisé en octobre 2013 une journée "Continuum lycées-université" réunissant des proviseurs et des enseignants du second degré et de l’université pour "mobiliser, dépoussiérer les représentations, apprendre à se connaître et à monter des projets ensemble".

Pour tous ces dispositifs d'aide à l'orientation, la mobilisation des enseignants est décisive (C.Archiéri)

Des réorientations à la carte

Une fois dans la place, encore faut-il faire réussir les étudiants. Là encore, pour tenir son pari, l’UBO mise sur plusieurs initiatives. Via le service universitaire d'accueil, d'orientation et d'insertion professionnelle, renommé Cap’Avenir, un enseignant référent dans chaque cursus est chargé de suivre les étudiants ayant des difficultés. "Dès le premier trimestre, les étudiants sont repérés pour être accompagnés dans leur réorientation avec un droit à l’erreur qui leur est reconnu", précise Anne Lagadec, directrice de Cap’Avenir.

Le dispositif de réorientation est en aussi particulièrement développé en première année d’études de santé. "Les étudiants peuvent changer de voie dès le 15 septembre, ceux qui ont moins de 3/20 de moyenne sont obligatoirement réorientés à partir de janvier ou encore après chaque semestre, diverses options sont proposées, selon les résultats : classes prépa, BTS, IFSI, licence, école d’ingénieurs…" détaille Anne Bordron, responsable pédagogique pour la réorientation des étudiants en PACES, qui assure que "désormais la PACES fait moins peur".

L'UBO s'attache à faciliter la réorientation © E.Vaillant - octobre 2013.jpg.jpg

Des parcours personnalisés

Enfin, depuis la rentrée 2013, un nouveau dispositif intitulé "0²" est supposé apporter une bouffée d’oxygène aux étudiants de première année qui souhaitent "profiter de l’année pour réfléchir à leur réorientation". Ce parcours de sept semaines alterne des modules collectifs dans lesquels les étudiants "testent des disciplines" et des entretiens individuels pour "construire son projet et son orientation".

"C’est un portail pluridisciplinaire qui permet à l’étudiant de retarder et de modifier ses choix pour qu’il ne soit pas enfermé dès la première année de licence, un parcours personnalisé qui permet l’interdisciplinarité", explique Thierry Michot, vice-président en charge des réussites et de l’insertion professionnelle. En plus du droit à l’erreur, l’UBO promeut le droit à… essayer.

Etudiants de l'UBO © E.Vaillant - octobre 2013.jpg


Emmanuel Vaillant | Publié le

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