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Bordeaux 3 : l’école doctorale unique ou la pédagogie du décloisonnement

Dossier réalisé par Mathieu Oui
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Depuis 2007, une école doctorale unique, «Montaigne-Humanités », regroupe deux écoles, celle littéraire et artistique et celle orientée vers les sciences humaines. Au total, la nouvelle école compte environ 750 doctorants par an, ce qui en fait l’une des plus importantes au plan national.

«La mise en place de cette école doctorale unique a permis de faire un travail sur la pluridisciplinarité avec une offre de haut niveau sur l’hybridation entre des approches disciplinaires différentes», explique Sandro Landi, directeur de l’école doctorale depuis 2010

Une formation en deux volets : professionnel et scientifique

La formation proposée aux jeunes chercheurs se décline en un volet professionnel (cours de langues, apprentissage de certains logiciels, recherche d’emploi…) et un volet scientifique. Ce second volet comprend diverses activités : cycle de conférences de chercheurs invités, séminaires interdisciplinaires, ateliers de lecture… L’organisation de séminaires (9 journées proposées en 2011-2012) est une façon de mettre en dialogue les différentes disciplines de l’université. «La pluridisciplinarité est un moyen de renforcer la compétence disciplinaire car un objet de recherche se construit également en pouvant le regarder de l’extérieur», défend Sandro Landi. Autre initiative : les ateliers de lecture, conçus à la fois comme des lieux de rencontre pour permettre à des doctorants de monter des projets en commun et de s’exercer à la prise de parole.

Tension et dynamisme

Ce programme d’activités touche environ la moitié des doctorants. «Il y a toujours une certaine tension entre certains directeurs de thèse et l’école doctorale, les premiers pouvant considérer que la participation à nos événements constitue une perte de temps sur le travail de recherche», reconnaît Sandro Landi.

Mais ce dernier reste optimiste sur l’implication des enseignants-chercheurs et sur l’effet pédagogique de ce décloisonnement. «Ce travail d’ouverture est plus facile avec les disciplines ayant un statut épistémologique plus jeune que les disciplines bien ancrées dans la tradition universitaire comme la philosophie ou l’histoire», juge-t-il.

Dossier réalisé par Mathieu Oui

Juillet 2012


Dossier réalisé par Mathieu Oui | Publié le

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