Paris-Diderot : l’importante logistique du Relais handicap

Un dossier réalisé par Mathieu Oui
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Disposant d’un local de 300 m2 et d’une équipe de six salariés, le Relais handicap place l’université Diderot parmi les établissements parisiens les plus sensibilisés en la matière.

Dans la salle d’accueil du Relais handicap, un panneau prévient les visiteurs : «Silence : examen en cours». Car la spécificité du Relais handicap de Paris-Diderot est de fonctionner comme un centre d’examens et de contrôle continu. C’est dans ce vaste espace de plus de 300 m2, au rez-de-chaussée de la Halle aux farines, que les étudiants viennent passer leurs épreuves. «Nous avons organisé l’an dernier 1.600 épreuves : c’est énorme. Nous sommes en examens tout au long de l’année ! relève Joëlle Chartier, la responsable administrative. Nous travaillons par brigades de 8 heures à 20 heures, même le samedi. C’est un des services universitaires ayant la plus grande amplitude horaire.» Pour accompagner les 185 étudiants handicapés, le Relais, animé par six salariés, fait appel à une cinquantaine de tuteurs étudiants, qui soit sont rémunérés, soit effectuent leur engagement étudiant validé sous forme d’UE. Cette année, une douzaine de tuteurs le font dans le cadre de l’UE engagement.

Un public toujours plus nombreux


L’accueil des étudiants handicapés est en progression : ils sont passés de 171 à 185 en 2011-2012. De même, le nombre d’heures d’accompagnement devrait dépasser les 5.000 heures annuelles (contre 4.400 heures en 2010-2011). Le taux de réussite aux examens s’établit quant à lui à 45% en moyenne (43% en licence, 49% en master, 33% en doctorat).

Les difficultés budgétaires n’ont pas épargné le service. Par exemple, le plan pluriannuel de mise en accessibilité des bâtiments a été mis en sommeil. Par ailleurs, fin 2011, la menace de non-remplacement d’un poste de salarié a entraîné la mobilisation des étudiants. «En janvier dernier, au moment des examens, la situation qui devenait ingérable a conduit quelques étudiants à se constituer en association pour alerter la présidence», raconte Véronique Cariou, étudiante en M1 de mathématique et secrétaire de Handi Paris 7. Fin janvier, la présidence a rassuré les militants par courrier sur sa volonté de pérenniser le poste en question. L’association pense poursuivre son action pour travailler à l’amélioration des conditions d’accueil. «À la différence d’autres universités où le service handicap est un peu un alibi, ce n’est pas le cas ici et cela se sait», reconnaît Véronique Cariou.

Un dossier réalisé par Mathieu Oui
Mai 2012


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