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Toulouse School of Economics : des stars qui attirent les stars

Dossier réalisé par Jessica Gourdon
Publié le
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Bruno Sire, président de Toulouse 1-Capitole, en rêve : créer un établissement hybride, à mi-chemin entre la grande école et l’université. Ouvert à tous mais ne rechignant pas à créer des filières d’élite. Depuis cinq ans, son université, dédiée à l’économie, au droit et à la gestion, a mis en place une multitude de filières sélectives, notamment au travers de l’École d’économie de Toulouse ou du Collège de droit.

Le secret de Toulouse School of Economics, c’est d’abord ses profs. Des enseignants-chercheurs mondialement réputés dans leurs domaines, tels que Jacques Crémer, Jean-Charles Rochet, Christian Hellwig ou Thomas Mariotti.

Autant de poids lourds dans leurs domaines respectifs (économie industrielle, management des risques…) qui en attirent d’autres pour travailler dans leurs équipes.

Ce qui séduit les enseignants et les étudiants, c’est aussi l’intense activité scientifique de la Manufacture des tabacs (nom des locaux de TSE), qui, en moyenne, accueille sept séminaires par semaine et une ou deux conférences par mois. «Un département classique fait la même chose en un an», mentionne Christian Gollier.

Un président incontesté

TSE, c’est aussi une légitimé scientifique incarnée au sommet par le président, Jean Tirole, médaille d’or du CNRS… et qui figure en bonne place dans la liste des «nobélisables». TSE est quant à elle dirigée par Christian Gollier, spécialiste incontournable de l’économie du risque et «monstre de travail», selon un proche collaborateur.

Ses fonctions de direction ne l’ont pas empêché de continuer ses travaux de recherche : Christian Gollier est membre du GIEC, titulaire d’une bourse de recherche de 1,4 million d’euros du Conseil européen. Il continue de publier des articles et sort l’année prochaine un livre aux Presses universitaires de Princeton. Avec tout cela, il trouve le temps de faire cours : «Je fais cette année un semestre de L3, et j’adore ça !» confie-t-il.

« Nous recrutons le plus souvent à 40-45 k€ net mensuels. La plupart pourraient gagner au moins 50% de plus aux États-Unis»

Un recrutement de profs de top niveau

Cet environnement permet à TSE de continuer à recruter… sans faire flamber les salaires. «Nous recrutons le plus souvent à 40-45 k€ net annuel. La plupart pourraient gagner au moins 50% de plus aux États-Unis», calcule Christian Gollier. Les derniers arrivés sont loin d’être des seconds couteaux (voir leurs CV ).

Toulouse 1 rémunère la partie alignée sur les grilles de la fonction publique, et la fondation octroie le supplément. Pour la rentrée 2012, TSE recrutera 2 ou 3 jeunes docteurs, et a d’ores et déjà reçu 600 candidatures.

Mais si TSE attire des «profs stars», son point faible se situe plutôt du côté des étudiants. Les jeunes Français sont encore relativement peu nombreux à se presser à l’entrée en L3, et viennent avant tout de la région. En outre, la professionnalisation et l’accompagnement vers l’emploi offert par les masters restent en deçà de ce que font les écoles de commerce.

Dossier réalisé par Jessica Gourdon
Janvier 2012


Dossier réalisé par Jessica Gourdon | Publié le

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