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Toulouse School of Economics : la course aux financements


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Bruno Sire, président de Toulouse 1-Capitole, en rêve : créer un établissement hybride, à mi-chemin entre la grande école et l’université. Ouvert à tous mais ne rechignant pas à créer des filières d’élite. Depuis cinq ans, son université, dédiée à l’économie, au droit et à la gestion, a mis en place une multitude de filières sélectives, notamment au travers de l’École d’économie de Toulouse ou du Collège de droit.

L’argent, tel est le véritable nerf de la guerre à TSE (Toulouse School of Economics). C’est ce qui permettra à cet établissement hybride (département universitaire appuyé par une fondation privée) de tenir la compétition avec les grandes facs américaines, de continuer à recruter des enseignants-chercheurs étrangers, de financer les multiples conférences et séminaires, d’attirer davantage de candidats dans ses masters et son programme doctoral…

En 2012, Christian Gollier , directeur de TSE, va pourtant devoir composer avec un portefeuille moins garni.

«Nous avions anticipé un rendement de 4% de notre capital, et nous n’aurons finalement que 0,5%, soit un budget huit fois inférieur aux prévisions. Je vais devoir demander à mon conseil d’administration de grignoter un peu sur le capital», souffle-t-il.

Campagne de levée de fonds suspendue

Quant aux nouveaux dons issus des entreprises, il ne faut pas trop compter dessus. La campagne lancée en 2007 arrive à son terme avec de bons résultats – outre les 13 M€ versés par l’État à la création de ce RTRA (réseau thématique de recherche avancée), TSE a accumulé un capital de 65 M€ fin 2011, soit largement plus que sa «rivale» Paris School of Economics, qui plafonne à 23 M€.

Mais la prochaine s’annonce plus difficile. D’ailleurs, elle devait démarrer en 2012, mais elle est pour le moment «au frigo». «Les entreprises ont la tête ailleurs», assure Christian Gollier.

Heureusement, certains indicateurs sont au vert. TSE  peut déjà compter sur une partie de la cagnotte du grand emprunt. Un projet de Labex auquel elle participe a déjà été sélectionné. L’école postule également à Idefi afin de développer davantage ses formations (de la L1 ou M2), et surtout d’améliorer l’aspect professionnalisant de ses masters.

« TSE a accumulé un capital de 65 M€ fin 2011, soit largement plus que sa « rivale » Paris School of Economics »

En attendant l’Idex

Mais TSE est surtout dans les starting-blocks pour l’Idex – le site Toulousain demande plus d’un milliard d’euros –, dont les résultats sont attendus en février. C’est d’ailleurs Christian Gollier qui est le rédacteur du projet, déposé le 8 décembre dernier.

TSE a également raflé, au cours des deux dernières années, de nombreuses bourses et contrats de recherche. Le Conseil européen de la recherche finance actuellement 9 projets de recherche menés à TSE, soit un montant total de près de 10 millions d’euros. L’école mène également 5 projets financés par l’ANR (Agence nationale de la recherche). De quoi envisager l’avenir relativement sereinement.

Dossier réalisé par Jessica Gourdon
Janvier 2012


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