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Le big data, une masse de données qui vaut de l’or

Céline Authemayou
Publié le
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Le big data, une masse de données qui vaut de l’or

Secteur d’emploi le plus sexy du XXIe siècle : c'est ainsi que le “New York Times” qualifie la science des données. Le cabinet de conseil Gartner estime quant à lui que le big data devrait générer à travers le monde quelque 4,4 millions de postes d’ici à 2015. Face à cette déferlante qui touche désormais tous les secteurs économiques, la question cruciale est de savoir comment former les étudiants – et les salariés – aux nouvelles problématiques big data apparues au cours des derniers mois.

Création de filières dédiées, adaptation de cursus existants, développement de projets de recherche... Les pistes explorées par les établissements d'enseignement supérieur sont nombreuses. Mais il ne faut pas s'y tromper : les écoles et les universités n'ont pas attendu l'arrivée du terme “big data” dans le langage courant pour se pencher sur le sujet.

“L'analyse des données n'est pas un sujet neuf, et nous formons depuis vingt ans nos étudiants à cela, précise Philippe Besse, enseignant en mathématiques à l'INSA Toulouse. En revanche, la nouveauté avec le big data réside dans le fait qu'il se positionne à l'interface de deux disciplines. D'un côté, l'informatique, puisqu'il faut trouver des systèmes qui permettent de gérer et de partager de grandes masses de données, le tout en un court laps de temps. De l'autre, les mathématiques, avec une question : quelles sont les méthodes qui vont permettre de réduire ce temps de calcul ?”


La nouveauté avec le big data réside dans le fait qu'il se positionne à l'interface de deux disciplines : l'informatique et les mathématiques (P. Besse)

Le big data intéresse aussi les industries


Outre les évolutions techniques, l'autre changement fondamental est à chercher du côté des entreprises. Si, auparavant, l'analyse des données était réservée à des secteurs très particuliers – notamment l'e-commerce –, désormais, de nombreuses sociétés prennent conscience de la valeur ajoutée que constituent les données qu'elles amassent.

Airbus, Total pour ne citer qu'elles... Les entreprises industrielles se mettent à observer de près chiffres, graphiques, courbes ou encore images dans un but bien précis : transformer ces données en véritable valeur marchande. Conséquence directe de cet engouement – qui a pris quelques années d'avance aux États-Unis : les besoins en professionnels formés à ces nouvelles problématiques augmentent. Au point de faire du "data scientist" le nouveau métier à la mode, que les entreprises s'arrachent à prix d'or...


Céline Authemayou | Publié le

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Claude Coulombe.

En français on dit simplement « données massives »