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Nouveaux présidents d'université : François-Noël Gilly, un PU-PH à Lyon 1


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«C'est une bonne chose d'avoir des PU-PH [professeurs des université-praticiens hospitaliers] qui prennent la présidence des universités. Ce qui serait surprenant, c'est leur absence ! Surtout si l'on considère que les filières santé sont parties prenantes de l'université», sourit François-Noël Gilly.

Président : un poste plus accessible en fin de carrière pour les PU-PH

Le chirurgien viscéral a pris la tête de l'université Lyon 1, mardi 6 mars 2012, succédant à une lignée de praticiens hospitaliers (Alain Bonmartin, Lionel Collet). Il fait partie des 12 PU-PH élus fin 2011-2012, sur la trentaine de présidents élus dans un établissement avec une composante santé.

«Nous étions un certain nombre à arriver en fin de carrière, ce qui nous permettait d'y aller», explique le professeur de 57 ans. Car la fonction n'a rien d'évident pour ces enseignants hybrides, qui mènent aussi une carrière à l'hôpital. «Une présidence, c'est plus qu'un temps plein ! En tout cas pour moi qui débute. Il est donc impossible de continuer à aller au bloc tous les matins !» lance le chirurgien, qui a n'a gardé qu'une consultation hebdomadaire.

Il n'avait d'ailleurs pas du tout prévu de postuler à cette fonction. «Mon équipe m'a mis la pression. La logique de notre liste aurait voulu qu'un scientifique se présente, mais personne n'a voulu y aller. J'ai donc accepté et je ne regrette absolument pas», raconte le médecin, professeur depuis 1995, qui a suivi ses études à Lyon 1 et Aix-Marseille 2, avant de débuter sa carrière à Lyon.

Un PU-PH investi dans l'université

«Dans l'ensemble, il est vrai que les PU-PH connaissent souvent moins l'université que les professeurs “mono-appartenance”», reconnaît tout de même l'enseignant, qui estime qu'un chirurgien comme lui peut apporter un certain sens du pragmatisme et du décisionnel à cette fonction.

Mais, pour cet ancien doyen de la faculté de médecine, qui a présidé le comité de coordination des études de santé de Lyon, celui des facs de médecine lyonnaises, et dirigé une unité de recherche, l'université n'est vraiment pas une découverte. Ce qui a d'ailleurs facilité son acceptation par la communauté universitaire. «Lorsqu'on est un PU-PH qui fait de la recherche avec un haut niveau de publication, l'intégration se fait sans problème», assure-t-il.

Lire aussi : la biographie EducPros de François-Noël Gilly

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Camille Stromboni
Juin 2012


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