EM Grenoble : être présent oui, faire du "bruit" non !

Un dossier de Caroline Franc
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L'ESC Grenoble
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L’EM Grenoble préfère jouer la carte de l’appropriation des réseaux sociaux par chacun que celle de la centralisation. Avec un mot d’ordre : "Éviter de faire du bruit pour rien".

Assurer une présence assidue tout en évitant d’être «trop bruyant». Ainsi peut être résumée l’approche des réseaux sociaux de l’EM Grenoble. De fait, l’école de management grenobloise, qui s’enorgueillit d’avoir, dès 2007, été la première business school à posséder sa page Facebook, a tissé une véritable toile virtuelle. Il suffit, pour s’en faire une idée, de jeter un œil à la «social map» mise en ligne sur son site. On recense ainsi deux chaînes YouTube, une vingtaine de blogs d’enseignants ou d’étudiants, tout autant de comptes Twitter et Facebook, mais aussi un fil Instagram et une dizaine de hubs Viadeo et LinkedIn. «Nous tenons à ce que notre approche soit globale. Pas question de centraliser la parole sur les réseaux», explique Régis Faubet, responsable digital.

« Personnellement, ajoute-t-il, je ne crois pas au concept du community manager. C’est peut-être une solution de secours pour ceux qui n’ont pas trouvé une bonne manière de fonctionner, mais ce n’est pas la façon dont nous voyons les choses à l’EM Grenoble.» Régis Faubet préfère miser sur «l’appropriation des réseaux par chacun : étudiant, membre du staff administratif ou du corps enseignant». «Pour ce faire, nous avons mis au point un programme de formation avec l’appui d’un intervenant extérieur. Pas moins de 80 personnes en ont déjà bénéficié depuis un an», se réjouit-il.

Des communautés d’expertise thématiques


Régis Faubet GEMOutre la volonté de l’école d’encourager l’implication de chacun, un fort accent est mis «sur la mise en place de communautés d’expertise thématiques». «La page Facebook sur l’enseignement supérieur et la géopolitique en est l’un des exemples emblématiques. Avec plus de 6.000 fans, elle séduit autant que des pages consacrées entièrement à certaines grandes écoles. D’ailleurs, le logo de l’EM Grenoble y est discret, l’idée n’est pas de parler de nous mais bien de cette thématique. C’est probablement ce qui séduit le plus», mentionne Régis Faubet, dont la règle d’or est la suivante : «On ne vend rien sur les réseaux sociaux.» En d’autres termes, rien de plus contre-productif que des incantations permanentes à s’inscrire à tel ou tel programme ou colloque.

Autre mantra : «On n’est pas un logo, on est soi même.» Le compte Twitter officiel de l’école en est l’incarnation : il est ouvertement alimenté par Régis Faubet, dont le nom et la photo apparaissent dans le profil. Enfin, troisième règle de bonne conduite : «Être le plus réactif possible. Ce qui ne se règle pas dans la demi-journée peut être considéré comme perdu.»

Ce qui ne se règle pas dans la demi-journée peut être considéré comme perdu



Forte de ces principes, l’EM Grenoble récolte les fruits de son engagement précoce et régulier dans les «conversations» en ligne. Si évaluer le montant précis du retour sur investissement «est impossible», il ne fait aucun doute, assure Régis Faubet, que cette présence sur le Web permet d’atteindre l’objectif premier «de toute politique de communication d’une école» : «faire progresser le nombre de recrutements d’étudiants au sein des différents programmes proposés».

Une condition néanmoins pour que le résultat soit au rendez-vous : la participation de la direction de l’établissement. À l’EM Grenoble, le directeur, mais aussi son adjoint, la directrice de la communication, etc., ont un compte sur la plate-forme de microblogging et/ou un blog, sur lequel ils s’expriment en leur nom. Une façon de prêcher la bonne parole...




Compte Twitter : Grenoble_EM, 3.450 abonnés.
Page Facebook : http://www.facebook.com/GrenobleEM, 10.000 fans.



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