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Annick Fortin, directrice du CFA de la CCIP : "Nous visons des niches de formation"

Sandrine Chesnel
Publié le
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Annick Fortin, directrice du CFA de la CCIP : "Nous visons des niches de formation"
Annick Fortin est la directrice du centre de formation des apprentis de la CCIP (Chambre de commerce et d'industrie de Paris). La particularité de son CFA ? Il s'est positionné sur des « niches » qui ne sont pas ou peu assurées par l'Education nationale ou les branches professionnelles. Et affiche un taux de rupture de contrats d’apprentissage de 6% contre 25% pour la moyenne nationale.

Quelle est la stratégie de la CCIP en matière de formation ?
Notre objectif est double : répondre aux besoins des entreprises de la région, et nous distinguer par rapport à l’offre de formation régionale. En effet nous ne cherchons pas à nous positionner sur les formations déjà bien assurées par l’Education Nationale ou les branches professionnelles. C’est cette logique qui nous a incité à fermer notre CFA transports : l’AFT IFTIM formant déjà très bien les jeunes aux métiers du transport et de la logistique.

Nous recherchons systématiquement les « niches » pour développer des formations qui n’existent pas ailleurs, comme nous l’avons fait à l’ESIV en créant une formation d’ingénieur de production dans l’habillement, ou à Negocia , avec deux nouveaux titres RNCP, responsable compte clé et développeur d’enseigne. Par ailleurs je suis très attachée à l’idée qu’un jeune qui entre chez nous se voit offrir une filière complète de formation, depuis les classes préparatoires à l’apprentissage jusqu’aux diplômes d’ingénieurs.

Quels sont vos résultats ?
Nous avons un taux de rupture des contrats d’apprentissage très faible : 6% seulement contre 25% pour la moyenne nationale. Il est même proche de zéro dans le supérieur. Notre taux d’insertion professionnelle atteint 85% six mois après le diplôme, tous secteurs et tous niveaux de formation confondus. Je suis persuadée qu’à partir du moment où un jeune peut choisir sa filière de formation, il va y réussir. C’est pourquoi nous faisons un gros effort de communication sur les métiers à travers salons et portes ouvertes dans les CFA, mais aussi en participant activement aux options de découverte professionnelle dans les collèges.

Nous souhaitons aussi communiquer davantage avec les professeurs de collège, qui ont un rôle de prescripteur très important auprès des jeunes. Ainsi, à Orly, nous invitons ceux qui le souhaitent à partager la journée d’un jeune apprenti en cours et en atelier : cette expérience d’immersion d’une journée leur permet ensuite de mieux parler de l’apprentissage à leurs élèves.


Sandrine Chesnel | Publié le

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