Newsletter

Christian Chenel : “Le système APB ne nous convient plus”


Publié le
Envoyer cet article à un ami
USAGE UNIQUE - candidat concours
En 2016, le concours Atout+3 offrait 1.216 places aux candidats de terminale et bac+1. © Beau Lark /Fancy Images /Plainpicture // ©  PlainPicture
Après trois années de présence sur le portail Admission postbac, le concours commun Atout+3, regroupant actuellement huit écoles de commerce, a décidé d’en sortir pour la session 2017. Son délégué général, Christian Chenel, revient sur les raisons de cette décision.

Pour quelle raison Atout+3, l’un des rares concours communs d’écoles de commerce présents sur APB, sort-il du portail ?

Cette décision a été prise lors de l'assemblée générale du 30 juin 2016. La principale raison ayant motivé ce choix tient aux modifications apportées cette année à la procédure APB. Et notamment l’obligation, pour tous les candidats de filière générale, de choisir une licence à pastille verte [licence pouvant habituellement accueillir tous les candidats]. Nous sommes passés d’un système d’orientation et de pré-inscription dans l'enseignement supérieur à un système de gestion des flux de l’université !

Quels ont été les autres motifs ?

En janvier, au moment de l’ouverture de la session 2016, nous avons appris que les formations n’auraient pas accès aux coordonnées des candidats avant la clôture des candidatures, le 20 mars. La raison invoquée par le site du ministère est que certains établissements n’auraient pas respecté la charte APB l’année précédente…

Mais, pour nous, cela a des implications en termes d’organisation. Par exemple, nous n’avons pas pu envoyer de mails aux candidats pour les convier aux journées de présentation et d’entraînement au concours organisées dans nos écoles.

Enfin, des candidats nous ont affirmé avoir reçu des réponses d’universités, par le biais de l’orientation active, leur disant que leur dossier était accepté, et ce, bien en amont des phases d’admission. Or, toutes les formations sont censées attendre le mois de juin pour informer les candidats retenus.

Pour toutes ces raisons, le système APB ne nous convient plus.

Des candidats nous ont affirmé avoir reçu des réponses d’universités, par le biais de l’orientation active, leur disant que leur dossier était accepté, et ce, bien en amont des phases d’admission. (C. Chenel)

Pourtant, lorsque le concours Atout+3 a rejoint APB pour la session 2014, le bilan avait été très positif ?

En effet. Nous avions décidé de rejoindre APB qui nous semblait un portail incontournable, et de fait, nous avions eu une augmentation de 24 % du nombre de candidats au concours 2014. En 2015, la hausse s’est poursuivie, plus modestement, avec 4 % de candidatures supplémentaires. Mais en 2016, nous avons eu une légère baisse, de l’ordre de 6 % ou 7 %, alors que nous pensions que la courbe allait continuer de monter.

Ne craignez-vous pas une perte de visibilité en sortant de la procédure APB ?

C’est un risque que nous avons pesé. Mais même en étant sur Admission postbac, il faut se démarquer pour être visible au milieu des 12.000 formations. Dans les prochains mois, nous communiquerons sur les nouvelles modalités du recrutement hors APB et nous serons présents dans les salons d’orientation pour faire connaître le concours Atout+3 aux lycéens et aux étudiants.

Le concours Atout+3, 1.216 places en écoles de commerce
Créé en 2007, le concours Atout+3 est accessible aux élèves de terminale et aux bac+1. Il réunit les Bachelors en trois ans de huit écoles de commerce : École atlantique de commerce-Audencia Bachelor, EM Normandie, EM Strasbourg, ESC Dijon-Bourgogne, Grenoble École de management, Groupe Sup de Co La Rochelle, Novancia Business School Paris et Télécom École de management.

Lors de la session 2016, le concours offrait 1.216 places, réparties entre les différents campus.
Aller plus loin
- Lire la biographie EducPros de Christian Chenel, délégué général du concours Atout+3.

| Publié le

Vos commentaires (1)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires
Backlash.

"Et notamment l’obligation, pour tous les candidats de filière générale, de choisir une licence à pastille verte [licence pouvant habituellement accueillir tous les candidats]." Si effectivement, ce choix d'une licence libre était obligatoire; l'étudiant reclassait ses voeux après. Une licence libre en 23eme voeu, avouez qu'il n'y a pas beaucoup de risque à prendre. La modification de l'algorithme provient du "buzz" sur les 20 000 étudiants restés en rade la rentrée dernière. "Enfin, des candidats nous ont affirmé avoir reçu des réponses d’universités, par le biais de l’orientation active, leur disant que leur dossier était accepté, et ce, bien en amont des phases d’admission. " Ce n'est pas possible ("des candidats nous ont affirmé"). Ca voudrait dire que le rectorat dont dépendent ces universités auraient laissé ouvert le domaine (avec les risques que ça comporte au niveau des contrôles de cohérence futurs). J'imagine mal la situation. Par contre, les consignes n'étaient qu'orales (couplées à une vague recommandation papier) sur le fait d'attendre la première phase d'admission pour répondre du moment qu'on avait un accès aux dossiers. Tout le monde n'a pas joué le jeu (normal à force de tout laisser passer, rien ne bouge).