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Didier Jourdan (directeur de Sup de co Montpellier Business School) : "sur les fusions, il ne faut pas confondre mode et décision stratégique importante"

De notre correspondant à Montpellier, Guillaume Mollaret
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L’école de commerce montpelliéraine doit passer sous statut associatif d’ici à quelques mois. Son directeur, Didier Jourdan , évoque les possibilités en termes de fusion avec d’autres écoles et/ou instituts, à l’heure où les rapprochements sont à la mode dans le monde des écoles de management.

Sup de Co Montpellier Business School va passer prochainement sous statut associatif. Qu’implique ce changement ?

«Le changement de statut nous donnera des possibilités de développement stratégique»

Aujourd’hui, l’école est un service directement géré par la Chambre de commerce et d’industrie de Montpellier. C’est un service sans personnalité morale. En passant sous statut associatif, on rejoint 80% des grandes écoles de management consulaires. L'évolution du statut juridique entraînera une série de changements. Il y aura d’abord une ouverture de la gouvernance vers des collectivités territoriales, les grandes entreprises partenaires, ou encore l’association des diplômés. Le passage au droit privé devrait nous donner plus de flexibilité dans le fonctionnement pour lutter à armes égales, au moins face à nos concurrents nationaux. Mais, surtout, ce changement de statut nous fournira des possibilités de développement stratégique en nouant des partenariats, en fusionnant avec d’autres grandes écoles, avec une plénitude de moyens… ce qui est impossible aujourd’hui.

BEM et Euromed ont récemment fusionné. Vous qui êtes entre Bordeaux et Marseille envisagez-vous de rejoindre ce nouveau groupement ?

Nous avons été contactés par Euromed en 2011 pour un rapprochement et une éventuelle fusion. Ils aimeraient beaucoup que nous y participions. Mais, pour l’heure, disons qu’on étudie avec intérêt toutes les propositions. Il ne faut pas sous-estimer la complexité du processus… Un rapprochement doit être durable. Or, on ne marie pas deux cultures différentes d’un claquement de doigt.

En clair, vous privilégierez un rapprochement avec des instituts régionaux dont vous êtes déjà partenaires. 

«Nous pourrions réaliser un ensemble tout à fait cohérent et innovant dans le domaine de la gestion et du management avec les universités montpelliéraines»

Ce n’est pas exactement cela. Nous étudions vraiment avec attention toutes les possibilités. Je dis simplement que nous avons déjà une trentaine de masters en double diplôme avec les universités montpelliéraines et que nous pourrions réaliser un ensemble tout à fait cohérent et innovant dans le domaine de la gestion et du management. Nous avons déjà des partenariats extrêmement puissants avec l’IAE et l’ISEM (Institut supérieur de l’entreprise de Montpellier).

D’un autre côté, le choix d’une marque ombrelle mondiale est extrêmement engageant pour l’avenir. Mais il ne faut pas confondre mode et décision stratégique importante.

Après l’EPAS et l’AACSB, votre école vient de recevoir l’agrément AMBA. Qu’attendez-vous de cette accréditation ?

Si ce label offre des droits, il oblige aussi à des devoirs. C’est la reconnaissance des standards internationaux que nous avons mis en place et que nous devons pérenniser. Par nature, cela doit nous amener plus de candidats et plus de reconnaissance de la part des entreprises dans le monde. Grâce à cette reconnaissance de nos pairs, nous allons nous atteler à nous ouvrir davantage encore sur le pourtour méditerranéen.


De notre correspondant à Montpellier, Guillaume Mollaret | Publié le

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