APB (Admission-postbac) : Geneviève Fioraso annonce les nouveautés 2014

Camille Stromboni et Sophie Blitman
Publié le
Envoyer cet article à un ami
Geneviève Fioraso, secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche
Geneviève Fioraso, secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche // ©  Camille Stromboni
À quelques jours du lancement de la procédure APB (Admission-postbac) le 20 janvier 2014, Geneviève Fioraso dévoile les nouveautés de ce système d'inscription dans l'enseignement supérieur. Elle revient aussi, en ce début d'année, sur les difficultés budgétaires des universités. Et annonce le lancement d'une campagne de communication pour l'université. Entretien.

Qu'est-ce qui change pour les bacheliers dans APB en 2014 ?

Avec l'enquête de satisfaction de 2013, nous avons identifié plusieurs évolutions nécessaires. Tout d'abord au niveau du calendrier : APB intervient trop tard en terminale, l'information doit venir dès la première aux lycéens. Ils sont en effet très pris l'année du bac. Dès 2014, les rectorats sont mobilisés, les services d'orientation des lycées, les universités. Il s'agit d'une application de la circulaire sur le continuum lycée-université.

Ensuite pour les élèves de terminale, la phase d'admission d'APB tombait jusqu'ici entre l'écrit et l'oral du bac. Ce n'est pas le moment de perturber les lycéens. Nous avons donc modifié ces dates (voir le calendrier).

Autre dysfonctionnement que nous avons réglé : l'université, qui accueille 62% des étudiants, apparaissait jusqu'ici en dernière place dans les recherches des lycéens. Désormais, les formations publiques se situent en tête.

La complexité d'APB est aussi fortement soulignée par les lycéens et les familles…

100.000 questions sont posées aux rectorats et au ministère dans l'année. Nous allons mettre en place un numéro vert gratuit pour y répondre au mieux, de mars à juin. A compter de 2015, il sera accessible dès l'ouverture du portail en janvier.

National, ce numéro sera mis en œuvre de manière décentralisée, au niveau de chaque territoire, pour être le plus proche possible des demandes des lycéens. Le coût de ce dispositif avoisine les 100.000 €.

Un comité d'utilisateurs, réunissant des représentants des lycéens, des parents et des étudiants, permettra de son côté d'adapter, au fur et à mesure, le système APB aux besoins.

Université Paris 4 Sorbonne - site Clignancourt - sept2013 © E.Vaillant et C.StromboniUniversité Paris 4 Sorbonne - Amphi de L1 d'histoire - site Clignancourt - sept2013 © EV - CS

Vous défendez la simplification du système d'enseignement supérieur, avec la diminution du nombre de mentions en licence, réduit à 45. Est-ce vraiment plus simple, quand on voit que plus de 2.000 parcours restent proposés aux candidats ?

Avec la réduction du nombre de mentions de licence, nous avons rendu plus lisible l'offre de formation. Ce choc de simplification concernera en 2015 les licences professionnelles et les masters.

En outre, nous sommes dans une année intermédiaire. Il faut attendre la mise en œuvre de la spécialisation progressive de la licence, avec un tronc commun plus vaste dans les premières années, qui permettra de diminuer le nombre de parcours.

Si certains parlent de propédeutique de manière péjorative, cela m'est égal : un étudiant, quand il sortira diplômé, accèdera à des métiers qui auront totalement changé. Il est important d'avoir une base plus large pour une adaptation plus facile. Cela permet surtout des réorientations sans redoublement.

Nous avons aussi élargi le socle d'APB : le site est désormais ouvert aux réorientations des étudiants à l'issue d'une première année de licence à l'université.

L'université est en mouvement et il faut le montrer

Vous lancez une nouvelle campagne de communication pour défendre l'image des universités. Pourquoi cela est-il nécessaire ?

L'image d'un étudiant perdu au milieu d'un immense amphi, comme dans les dessins de Sempé, cela ne correspond plus du tout à la réalité ! L'université a énormément changé, qu'il s'agisse des conditions d'études, de l'encadrement avec le tutorat ou de l'environnement numérique. Elle est en mouvement et il faut le montrer.

Université - Campagne de communication MESR - jan2014Visuel de la campagne de communication du MESR - janvier 2014

Quel est le message que vous souhaitez faire passer ?

C'est une campagne digitale pour montrer les atouts des universités. Nous avons plusieurs visuels qui portent la parole d'étudiants : sur l'alternance, les échanges à l'international, le numérique, les sciences, ou encore le tutorat. Avec pour slogan : "l'université, un choix qui me réussit". Cette campagne a été réalisée par l'agence de communication Publicis, qui a un contrat avec l'ensemble du gouvernement.

Nous nous adressons d'abord aux lycéens et aux familles, afin de les rassurer, de leur donner confiance, ce qui permettra de les aider à mieux réussir. Pour que le choix de l'université ne soit pas subi.

Outre la plate-forme digitale, qui rassemble témoignages et conseils, des ambassadeurs étudiants répondront, en ligne, aux questions des lycéens. En comptant l'achat d'espaces publicitaires sur le Net et les frais de communication, le coût de cette opération représente environ 700.000 €.


Camille Stromboni et Sophie Blitman | Publié le

Vos commentaires (0)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires