Laure Ortiz (Sciences po-Europe) : "L'association des six IEP de province doit renforcer nos liens pédagogiques et financiers"

Pauline Capmas-Delarue
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Laure Ortiz, présidente de l’association Sciences Po-Europe (ESoPA)
Laure Ortiz, présidente de l’association Sciences Po-Europe (ESoPA)
Les directeurs des six IEP d'Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont créé, début juillet 2013, l’association Sciences po-Europe (ESoPA), afin de collaborer de manière plus efficace et d’accroître leur visibilité à l’international. La présidente Laure Ortiz, par ailleurs ancienne directrice de Sciences po Toulouse (2000-2010), détaille les enjeux et les objectifs de cette nouvelle association.

Pourquoi créer cette association Sciences po-Europe ?

Nous avions déjà travaillé sur un projet de fondation avec les autres directeurs d’IEP, mais nous l’avons réorienté vers une association qui semble moins risquée dans le contexte économique actuel.
Nous souhaitons consolider un long partenariat qui a déjà fait ses preuves, et renforcer le réseau des IEP de province. Après le succès de plusieurs actions communes, comme la mise en place d’un concours d’entrée commun aux six écoles, ou encore la prépa à distance, nous souhaitions les diversifier et les approfondir. Ce qui nous manquait véritablement, c’était une identité juridique commune, c’est pourquoi nous avons créé l’association Sciences po-Europe.

Après le succès de plusieurs actions communes, il nous manquait une identité juridique commune

Concrètement, quelles actions vont être mises en place ?

Les actions que va soulever cette nouvelle association peuvent se répartir en trois points. D’abord, la mise en place de formations communes, ce que nous avions déjà tenté de faire dans le cadre des Idefi (Initiatives d’excellence en formations innovantes) lors duquel notre projet n’avait pas été retenu. Nous sommes néanmoins déterminés à poursuivre cette idée, avec à la clé la création d’un master commun.
Ensuite, le développement des relations internationales communes, et l’accroissement de notre visibilité, par l’ouverture de bureaux à l’étranger, qui assureront la promotion des actions et formations des IEP. Nous avions déjà ouvert des concours hors de France, notamment en Chine, et nous souhaitons continuer sur cette voie.
Enfin, la collaboration dans la recherche. De nombreuses actions existent déjà dans ce domaine, mais elles pourraient être plus construites, grâce à la création de chaires ou l’attribution de bourses doctorales par exemple.

Qui seront les membres de cette association ?

Il s’agira principalement de nos partenaires privilégiés, c’est-à-dire de nos diplômés et associations de diplômés. Seront également membres des entreprises, notamment locales, dans la mesure où les IEP sont bien implantées sur leurs territoires régionaux.

Nous allons lancer une campagne d’adhésion dès la rentrée 2013, qui sera régionale, nationale et internationale, et s’adressera en priorité à nos partenaires.

Vous souhaitez devenir une association d’utilité publique. Pourquoi est-ce important pour vous ?

Ce statut nous confèrera une reconnaissance qui attestera de la force et de la fiabilité de notre projet. Cela marquera aussi un engagement dans la durée. Il est important pour les six IEP de démontrer et de résoudre notre double stratégie, à savoir le fait d’être investi à la fois sur nos sites et dans un réseau plus vaste.

Pour cela, nous comptons bien sûr avancer dans nos projets, mais surtout dans la constitution d’un partenariat financier solide, pour créer à terme un capital important pour la fondation.


Pauline Capmas-Delarue | Publié le

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