P. Théry-Hart : "L'ICD Business School veut devenir l’école du commerce responsable en 2025"

Agnès Millet
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P. Théry-Hart : "L'ICD Business School veut devenir l’école du commerce responsable en 2025"
L'ICD présente son plan stragtégique 2021-2025 // ©  ICD
L’ICD Business School, école privée du groupe IGS, lance sa stratégie 2021-2025. La directrice, Patricia Théry-Hart, définit son école basée à Paris et Toulouse comme l’école "du" commerce, qui doit former ses élèves à des métiers en pleine mutation. Et devenir ainsi l’école du commerce responsable.

Quels sont les moteurs de votre plan stratégique 2021–2025 ?

 // © icd paris

L'ICD Business School est une école professionnalisante post-bac qui s’adapte aux mutations actuelles. Nous formons au cœur des métiers du commerce : marketing, négociation, achats, supply chain, business development… Et ceux-ci sont confrontés à une triple évolution écologique, numérique et managériale, sur laquelle s’appuie notre stratégie 2025.

L’ambition de l’école est d’être un acteur du commerce responsable et d’une économie durable dans un environnement numérique et international. Et ce, en développant trois compétences clés chez nos étudiants : l'éveil de leur curiosité ; aiguiser le sens critique et donner confiance en eux.

Nous formons au cœur des métiers du commerce, qui sont confrontés à une triple évolution écologique, numérique et managériale.

Nous avons aussi recruté six enseignants-chercheurs cette année et prévoyons quatre embauches, en 2021, pour étoffer l’équipe des 27 enseignants-chercheurs.

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Côté pédagogie, quelles nouveautés souhaitez-vous mettre en place ?

Nous voulons que l’étudiant soit davantage acteur de sa formation. L'enseignement ne sera plus descendant mais construit autour d’un projet choisi par l’étudiant, en début de parcours.

Cela est lié à notre philosophie "Move, adapt, react, engage". Le projet doit avoir un sens pour l'étudiant, pour qu’il soit dans l’état d’esprit d’être entrepreneur de lui-même. Les cours seront en appui pour l’aider à construire son projet, fil conducteur de ses trois premières années. Un référent accompagnera l’élève.

À l’issue du 1er cycle, les étudiants "pitcheront" une réalisation concrète : création d’une structure, d’un service ou d’une initiative.

La pédagogie passe donc par une prise d’initiative des étudiants ?

Oui, nous ne sommes pas une école d’entrepreneuriat mais notre priorité est de mettre la démarche entrepreneuriale au cœur de la formation. À la rentrée 2021, s’ouvre d’ailleurs un cursus "Tech for good", dédié à l’entrepreneuriat social à dimension technologique.

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Comment répondez-vous aux mutations liées aux transitions environnementales et sociales ?

Les consommateurs sont plus sensibles aux critères de RSE et d’environnement. Nous devons former des professionnels opérationnels face l’évolution de ce positionnement.

Cette dimension est incorporée dans la pédagogie. Les étudiants sont impliqués notamment via le lancement d’une épicerie solidaire, avec la mairie du 10e arrondissement de Paris, où se situe l’école. Une fresque du climat et des conférences dédiées sont organisées.

Côté pilotage, l’ICD œuvre dans une volonté de green campus.

Et sur les enjeux numériques ?

Notre pédagogie va prendre en compte les aspects numériques qui ont un impact sur ces métiers (blockchain, réalité virtuelle). Ils seront intégrés dans les enseignements, en transversal.

Déjà, les étudiants participent à des master classes du numérique et des challenges big data, à partir de données d’entreprises. Nous ne formons pas des data scientists mais nos étudiants doivent comprendre et interpréter la data.

L’école a également ouvert un bachelor hybride avec l’école d’ingénieurs EPF, à la rentrée 2020, rebaptisé Bachelor digital et stratégies d’entreprises pour la rentrée 2021.

Vous évoquiez enfin la troisième mutation, celle du management ?

L’ICD doit s’adapter aux évolutions des pratiques managériales. Par exemple, nous proposons un cours qui applique les principes de la permaculture au management. De même que les plantes peuvent être cultivées en complémentarité, de même, les différents profils d’une équipe s’enrichissent.

L’ICD doit s’adapter aux évolutions des pratiques managériales.

L’école veut aussi conserver sa dimension internationale. Un track en anglais a ouvert à la rentrée 2020, et les élèves partent toujours à l’international, dès leur première année, sur notre campus dublinois. Par la suite, ils participent à des learning expeditions, lors d’un semestre hors les murs, en Asie et au Canada.

En mars 2020, vous nous confiiez avoir lancé une démarche de labellisation EPAS, à votre arrivée. Les recommandations de l'EFMD portaient sur le développement de l’internationalisation et de la RSE. Ont-elles inspiré votre plan stratégique ?

Oui, les axes de la stratégie 2025 sont issus de ces recommandations et nous entrons dans la deuxième phase du processus : la mise en place du plan d’actions. L’audit est prévu en novembre 2021.

Nous voulons aussi aligner la recherche sur les priorités de l’école. Ainsi, le LaRA, notre laboratoire de recherche appliquée, centré sur l’émergence d’innovations à contenu technologique (big data, IA et RSE), lance un observatoire des métiers pour cartographier les besoins en compétences de demain.

Fin du concours Team : réflexion pour les recrutements étudiants après 2021
En novembre 2020, l’ICD et l’Idrac annoncent la disparition du concours post-bac Team qu’elles partageaient. En 2021, l’ICD recrute en propre, en se basant sur une étude de dossier, enrichie d’une analyse d’un article de presse et complétée par un oral, à distance.
"Pour les recrutements de 2022, nous réfléchissons encore. Nous ferons le bilan pour savoir si nous continuons en propre ou si nous choisissons une autre voie", indique la directrice.

Retrouvez la biographie EducPros de Patricia Théry-Hart


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