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Neuf "super-recteurs" nommés au Conseil des ministres

Sylvie Lecherbonnier
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Neuf "super-recteurs" nommés au Conseil des ministres
Neuf recteurs de régions académiques ont été nommés lors du Conseil des ministres du 16 décembre. // ©  Ludovic / R.E.A

La réforme territoriale aboutit à la nomination de neuf recteurs de régions, tous déjà à la tête d'une académie du territoire.

Suite au redécoupage des régions, le ministère de l'Éducation nationale met en place, au 1er janvier 2016, 17 régions académiques, qui regroupent "les académies actuelles, maintenues dans leurs limites géographiques". 

Le Conseil des ministres du 16 décembre 2015 a entériné cette réforme en nommant les neuf "super-recteurs" des régions rassemblant plusieurs académies. Ils sont chargés de présider le comité régional académique où siégeront les autres recteurs de la région.

Ainsi, Gilles Pécout, recteur de Nancy-Metz, devient également recteur de la région académique Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Olivier Dugrip, recteur de Bordeaux, est nommé recteur de la région académique Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Françoise Moulin-Civil, rectrice de Lyon, prend les fonctions de rectrice de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes.

Jean-François Chanet, recteur de Besançon, est nommé recteur de la région académique Bourgogne-Franche-Comté.

François Weil, recteur de Paris, endosse le rôle de recteur de la région académique Île-de-France.

Armande Le Pellec Muller, rectrice de Montpellier, est nommée rectrice de la région académique Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Luc Johann, recteur de Lille, devient recteur de la région académique Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Philippe-Pierre Cabourdin, recteur de Caen, est nommé recteur de la région académique Normandie.

Bernard Beignier, recteur d'Aix-Marseille, est nommé recteur de la région académique Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

Vers des recteurs non-docteurs
Un décret du 11 décembre 2015 ouvre les postes des recteurs à des personnes qui ne sont pas titulaires d'un doctorat mais qui justifient "d'une expérience professionnelle de dix ans au moins dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement, de la formation ou de la recherche. Lorsqu'elles ne sont pas titulaires du doctorat, la nomination de ces personnes intervient après avis d'une commission chargée d'apprécier l'aptitude des intéressés à exercer les fonctions de recteur."

Une décision qui braque la communauté universitaire. Pour le Snesup, par exemple, elle porte atteinte à la reconnaissance du doctorat.

Sylvie Lecherbonnier | Publié le

Vos commentaires (1)

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Sirius.

Le conservatisme de l'EdNat est proverbial. Il est évident que les rectorats devraient correspondre aux nouvelles grandes régions. Mais il y a des petits avantages à préserver… Quand au décret du 11 décembre 2015 qui ouvre les postes de recteur à des personnes qui ne sont pas titulaires d'un doctorat, il est une manifestation supplémentaire du lobbying des énarques pour s'imposer dans des domaines où ils n'ont aucunes compétences. Ils avaient déjà obtenu des privilèges également injustifiés, pour accéder à des postes de professeurs.

Ben.

Des petits avantages ? Au niveau de l'administration certainement. Mais au niveau des personnels, le découpage par académie sert de référence aux mutations. Par exemple, si vous êtes muté dans l'académie de Besançon, vous pouvez obtenir un poste dans l'ensemble de l'académie, qui correspond à la région Franche-Comté. Si vous fusionnez avec l'académie de Bourgogne, un professeur pourra être aussi bien muté aux portes de la région parisienne, dans l'Yonne, qu'à la frontière Suisse ou allemande, dans le Doubs. Difficile alors de sa projeter dans sa vie familiale future avec une telle incertitude géographique.

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