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"Rien ne dit qu'un autre que Vincent Peillon aurait mieux réussi", la chronique d'Emmanuel Davidenkoff

ED
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Benoît Hamon a été nommé ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce changement de style suffira-t-il à profondément "refonder" l'école ?

C'était le 13 février 2013. Nous écrivions dans ces colonnes : "Vincent Peillon pourrait être tenté de prendre la tangente au premier chemin de traverse – un remaniement par exemple – pour rester ainsi "l'homme de la loi", possible bénéficiaire de sa réussite, mais point tributaire de son éventuel échec."
Un an a passé, qui n'a pas contredit les fondamentaux de l'analyse. Empêtrée dans la réforme des rythmes scolaires, engoncée dans l'impuissance de la "machine" à réinventer ses fonctionnements, tétanisée en son sommet par des querelles de hauts fonctionnaires, paralysée par la menace d'une fronde syndicale, l'Education nationale de 2014 ne présente pas un visage radicalement différent de celle de 2012.

Certes le discours au sommet a changé, tentant d'instiller plus de confiance, d'ouvrir à l'innovation, de renouer avec les idéaux des pères fondateurs de l'école de la République. Mais sur le terrain les effets se font attendre. Une fois encore, la gauche balbutie sa politique éducative, faute d'avoir fait son aggiornamento et tranché entre les divers courants qui la parcourent.

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ED | Publié le

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Anthyme.

Les idéaux de la République, c'est déjà que l'école fonctionne quotidiennement. Que dire du collège M. de Paris 15ème : 3 surveillants pour 500 élèves, la jungle dans la cour de récréation et les heures de sport, avec une violence incontrôlée ? Avec un taux d'abstentéisme des professeurs tel que plus de 10% des heures de cours sont perdues depuis le début de l'année. Plutôt que son ambition de rester dans l'histoire et d'appliquer une réforme dont il rêve depuis 20 ans, déconnectée des réalités, Peillon aurait mieux fait de s'attacher à faire fonctionner l'école correctement. Evidemment, c'est moins glorieux ....... Et que dire de ses ateliers farfelus, sous-payés avec un turn-over important ? Pour réduire les inégalités culturelles et sociales, la même dépense engagée à soutenir ce qui existe déjà, les associations peri et post-scolaires, animées par des vrais professionnels, pour abaisser les droits d'inscription, aurait été plus efficace. Mais évidemment, ce n'est pas le même créancier, et puis, ça fait moins de buzz pour son ego ! Enfin, bravo Peillon qui a construit un boulevard pour l'enseignement privé. Un papy de 5 petits-enfants qui ne votera plus socialiste.